Tout au long de cette semaine, des actions auront lieu dans toute la Wallonie et à Bruxelles. Ce mardi, des membres du secteur non-marchand manifestaient pour faire entendre leur voix et pour que leur secteur soit davantage mis en avant.

Pour la CNE, le secteur du non-marchand a complètement été oublié. Malgré les remerciements et les applaudissements durant le confinement, le secteur souhaite aujourd'hui que certaines choses soient concrétisées. " De nombreux secteurs sont oubliés alors qu'ils jouent un rôle important dans la société. Le milieu de la petite enfance et le secteur de l'aide à la jeunesse ont continué à travailler durant la pandémie. Ce sont des métiers qui font que tout fonctionne au quotidien", déclarent Maité Snyders et Sylvie Pottiez, permanentes à la CNE.

Durant la manifestation, les membres de la CNE n'ont pas hésité à clamer leurs revendications. "Nous voulons que le secteur du non-marchand soit valorisé et que les salaires soient plus élevés. Nous souhaitons également une amélioration des fins de carrière et plus de personnel. Pour le moment, la Fédération Wallonie Bruxelles n'a octroyé qu'un budget de 8 millions d'euros pour le secteur de l'aide à la jeunesse, le secteur de la petite enfance et celui du socio-culturel. Ce ne sont que des cacahuètes et c'est inexplicable de remercier les travailleurs avec un tel budget. Nous voulons donc un budget plus élevé de 100 millions d'euros. Aujourd'hui, nous gardons espoir, si nous ne montrons pas notre colère, rien ne se passera. Nous allons rencontrer Rudy Demotte pour qu'il prenne conscience du problème ", précisent les permanentes à la CNE.

Selon un manifestant sur la Grand-Place de Tournai, vivre dans une telle situation n'est plus possible. "Le salaire n'augmente pas mais tout le reste augmente. L'eau, les courses, l'électricité et l'essence ne font qu'augmenter. Nous ne vivons pas, nous survivons", ajoute Redwoin El Melouli.

Rudy Demotte présent


Le Président du parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles, Rudy Demotte est venu écouter les manifestants et a voulu présenter son soutien. "C'est important de prendre le temps de venir vous écouter. Je vois tout ce qu'il se passe aujourd'hui dans un contexte de crise sanitaire. Plus tard, il faudra faire l'inventaire des dégâts économiques. C'est pourquoi, il faut agir le plus tôt possible. Je vais faire connaître mon point de vue et ma réflexion au Ministre-Président Pierre-Yves Jeholet. Ma première préoccupation sera la question des barèmes. Il faut savoir, que la fragilité se trouve dans beaucoup de secteurs. Je vais donc relayer vos propositions et je vais faire entendre votre voix", conclut Rudy Demotte.