Tournai-Ath-Mouscron A vec le projet TransfAIR, le but est de mieux gérer la qualité de l’air d’un côté et de l’autre de la frontière.

Si vous empruntez de temps à autre l’autoroute en direction de Lille, vous avez déjà certainement été confronté à une alerte pollution vous obligeant à réduire votre vitesse sur plusieurs kilomètres. Une alerte qui prenait alors fin en repassant de l’autre côté de la frontière. Une situation, également valable dans le sens inverse, qui est assez risible. En effet, la pollution de l’air ne s’arrête pas à la frontière.

Le problème, c’est que chaque région de cette zone transfrontalière, à savoir la Wallonie, la Flandre et les Hauts-de-France, adopte des méthodologies et des outils qui lui sont propres dans la gestion de la qualité de l’air. Cet état de fait entraîne une disparité et une incohérence dans l’information transmise au citoyen de la zone transfrontalière.

Un projet a alors vu le jour grâce à une collaboration de l’Institut scientifique de service public (ISSeP), Atmo Hauts-de-France, l’Agence wallonne de l’air et du climat (AWAC) et l’Agence flamande de l’environnement (VMM). "Ce projet va permettre de donner aux citoyens des trois régions des données qui sont à la fois homogènes et compréhensibles", dévoile Caroline Mitri, échevine de l’Environnement à Tournai.

C’est ainsi qu’est né TransfAIR, une plateforme d’échanges et de mise en commun des données. On y retrouve également la diffusion d’informations claires et homogènes sur la zone d’étude et la communication engageante à destination du citoyen pour l’inciter à collaborer aux observatoires et à modifier son comportement pour une meilleure qualité de l’air.

Le projet vise également une récolte de données originales et nouvelles puisqu’elle s’appuiera en partie sur une mobilisation citoyenne. Ceci conduira à une conscientisation des populations, permettant à ces dernières d’endosser le statut de citoyens responsables, acteurs du développement durable sur le territoire transfrontalier concerné.