Tournai-Ath-Mouscron Paul-Olivier Delannois revient sur son parcours de député fédéral.

Paul-Olivier Delannois est toujours député fédéral, un mandat qui prendra cependant fin dans quelques mois. Le bourgmestre de la cité des Cinq Clochers ne s’en cache pas, sa présence au sein du Parlement fédéral va lui manquer.

"J’ai fait le Parlement wallon avant le fédéral et, intellectuellement parlant, c’est cette dernière expérience qui restera la meilleure", explique Paulo. "De par les personnes que l’on peut rencontrer, les contacts que l’on peut créer. C’est l’endroit où l’on peut faire avancer ses dossiers, se faire connaître. C’est là que les décisions sont prises. On voit les ministres chaque semaine et à force, ils ont compris que je pouvais être un emmerdeur et d’ailleurs, je le revendique !"

Si on lui demande ce dont il est le plus fier de son passage au Parlement fédéral, Paul-Olivier Delannois ne doit pas réfléchir longtemps.

"Ce que j’ai réussi de mieux, c’est la défense des casernes, dont celle sur Tournai. J’en suis vraiment très fier même si le combat n’est pas terminé. À un moment donné, tout le monde m’avait dit que le combat était perdu d’avance, que les décisions étaient prises et que l’on ne pourrait rien changer. Finalement, à force de détermination…"

Un autre combat , loin également d’être terminé, sera tenu à l’œil par le bourgmestre de Tournai. "C’est évidemment celui du palais de justice !", assure-t-il. "Je peux garantir que, moi-même en tant que bourgmestre et Ludivine (Dedonder NdlR) si elle est élue au Parlement, nous allons nous montrer très vigilants, c’est certain !"

Paul-Olivier Delannois explique d’ailleurs l’importance de conserver un Tournaisien au Parlement fédéral. "Les enjeux y sont essentiels. Je me suis toujours battu pour que l’on y retrouve un Tournaisien qui défende Tournai. Personnellement, je ne suis pas d’accord avec l’orientation prise par le PS dans le cumul des mandats des villes de plus de 50 000 habitants. Si tous les partis le faisaient, j’y serais favorable mais le faire tout seul, c’est se tirer une balle dans le pied…"