A l'occasion des fêtes de fin d'année, la Ville de Tournai a mis les petits plats dans les grands. Même si le coronavirus est loin d'être derrière nous, une ambiance chaleureuse et festive sera programmée sur la Grand-Place dès le 10 décembre. 25 chalets viendront s'installer au centre de la Cité des Cinq Clochers pour proposer nourriture et produits artisanaux aux citoyens. Bien entendu, l’accès au village de Noël se fera moyennant la présentation du Covid Safe Ticket (passe sanitaire) dès 12 ans.

Ces festivités ne seront pas les seules à dynamiser prochainement le centre de Tournai. Dès le 17 décembre, le cube et la scène de Viva for Life feront leur grand retour sur la Grand-Place. Pour certains commerçants, implantés à la rue de l'Yser, l'arrivée de toutes ces festivités n'est pas de bon augure. Et pour cause, la fermeture de la Grand-Place engendre bien des soucis. Malgré une déviation mise en place pour accéder à cette rue commerçante, cette dernière se déserte.

Christelle Vandepeutte, gérante de la boutique Carrément-Elle, constate une forte baisse de fréquentation depuis l'installation des festivités sur la Grand-Place. "Les festivités n'ont pas réellement un impact négatif, j'y suis favorable. C'est plutôt l'organisation de la Ville qui pose question et qui entraîne des conséquences négatives sur les commerces". Avec une signalisation inexistante, les automobilistes doivent en effet, emprunter la rue de Courtrai, la rue des Choraux et la rue des Orfèvres pour atteindre la rue de l'Yser. "Les personnes qui ne sont pas de Tournai ne le savent pas forcément. Face à cette situation, je me sens réellement impuissante. En plus des mesures sanitaires, la Ville de Tournai n'apporte pas son soutien aux commerces du centre-ville", indique cette commerçante.

Un client par jour

Spécialisée dans les vêtements grandes tailles, la boutique Mariel et X-Elles, est à deux doigts de quitter la rue de l'Yser. "J'ai perdu 40 % de mon chiffre d'affaires. En ce moment, j'ai une cliente par jour. C'est une véritable catastrophe pour tous les commerçants", indique cette gérante. "La Ville n'a même pas pris la peine de prévenir concernant la mise en place d'une déviation, je l'ai appris par moi-même. Nous sommes réellement laissés-pour-compte. A l'approche des fêtes, je suis extrêmement stressée, en plus des mesures COVID, nous devons faire face à cette problématique", conclut Marie-Laurence Aelvoet.