Voilà un très long dossier qui est sur le point de se clôturer sur une issue positive: celui des toilettes de la gare de Tournai !

Tout commence début 2017, lorsque Paul-Olivier Delannois, alors député fédéral, interpelle François Bellot, alors quant à lui ministre fédéral de la mobilité en charge de la SNCB, au sujet de la fermeture des WC de la gare de la cité des Cinq Clochers. Une situation qui dure à ce moment-là depuis 18 mois.

Une fermeture expliquée par des actes de vandalisme à répétition. Pour la SNCB, il est ainsi plus économique de fermer tout simplement les portes des toilettes plutôt que d'y installer une surveillance.

L'actuel bourgmestre de Tournai n'aura cependant pas lâché l'affaire. On se souviendra notamment de sa réponse au ministre en chanson (Allô Bellot, popo !).



Des années plus tard, le dossier va donc enfin trouver une issue positive. En effet, une convention de nettoyage des toilettes de la gare a vu le jour entre l'administration communale de Tournai et la SNCB. Cela permettra ainsi de rouvrir le local afin de le mettre à disposition des usagers de la gare mais également des chauffeurs de taxi !

"Les toilettes seront ouvertes en semaine de 7h à 18h, signale le bourgmestre Paul-Olivier Delannois. Elles seront effectivement accessibles aux chauffeurs de taxi ainsi qu'aux usagers de la gare disposant d'un titre de transport. Il est évident que, selon les situations, l'on pourra faire preuve de bon sens. La seule chose que nous n'avons pas envie de voir, c'est d'y retrouver des personnes qui n'ont rien d'autre à y faire que de démolir."

La surveillance y sera assurée par le personnel communal. "Une présence physique y sera assurée pour diminuer le risque de cette problématique du vandalisme. Il faut également savoir que la police passe régulièrement à la gare, notamment les maîtres-chiens. Nous aurons donc une relation privilégiée entre la personne qui y sera et la police si demain, d'autres problèmes devaient voir le jour."

Finalement, comme le résumait parfaitement Marie-Christine Marghem, on n'est jamais mieux servi que par soi-même !