Le projet d'aménagement du Pont des Trous a déjà fait couler beaucoup d'encre. Voici la réaction du collectif des défenseurs de l’image historique du pont des Trous (Tournai) après la décision prise dernièrement à ce sujet.

"Les défenseurs de l’image historique du Pont des Trous ont pris connaissance du permis d’urbanisme délivré par le fonctionnaire délégué de la Région wallonne ce 27 juin 2019. Ce permis impose, après la « déconstruction » de la partie centrale de l’ouvrage d’art, une reconstruction la plus proche possible de l’existant, avec une arche centrale libérant un gabarit de passe navigable de 12,50 de large par 7 m de haut. Nous saluons le fait que le permis corresponde bien à ce que le ministre avait annoncé en mars.

Nous saluons le fait que, ce faisant, le résultat de la consultation populaire de 2015 est toujours respecté.Nous regrettons cependant que l’arche centrale, même si elle est beaucoup mieux proportionnée que celle des premières esquisses de 2013, reste en disharmonie avec les arches latérales, à cause de la hauteur du gabarit de la passe navigable ; Une arche centrale de dimension minimale de 12,50 m de large, que nous souhaitions, imposait bien sûr au-dessus d’elle une courtine en forme de passerelle traitée de façon contemporaine. Nous étions prêts à accepter cela pour favoriser l’harmonie générale du nouveau Pont des Trous et manifester la « blessure » subie par le monument, donnant ainsi du sens à sa restitution (ne pas donner l’impression que rien ne s’est passé).

Nous attendons donc ce que dira à ce propos le Comité du patrimoine mondial ces prochains jours, lors de sa réunion annuelle à Bakou, en Azerbaïdjan. La Région wallonne saura alors si elle a bien ou mal fait dans cet épineux dossier".

Le communiqué est signé par  Pierre-Emmanuel LENFANT, Archeologia; Philippe PIERQUIN, Les Amis de la citadelle de Tournai asbl; Catherine GUISSET-LEMOINE et Louis-Donat CASTERMAN, Pasquier Grenier asbl et Ludovic NYS, docteur en histoire de l’art.