Les vélos sont nombreux à emprunter la rue d’Allain et le chemin Royer tout juste rénovés.

Les habitants de Froyennes et de Ramegnies-Chin auront pu être satisfaits de la réfection récente du chemin Royer ainsi que de la rue d’Allain, qui étaient en effet dans un bien piteux état avec de nombreux nids-de-poule.

Cependant, chaque médaille a son revers… Vu son désormais excellent état, les habitants craignent de voir des camions emprunter ces voiries qui ne sont pas adaptées à un tel charroi. Une situation qui mettrait également les cyclistes en danger, comme le déplore Elise Neirynck, conseillère communale Ensemble.

"Beaucoup de cyclistes empruntent ces routes, notamment parce que l’école secondaire Saint-André incite les élèves à utiliser leur vélo depuis de nombreuses années", souligne la jeune conseillère. "Mes trois frères et moi-même sommes allés à vélo à l’école durant toute notre scolarité en empruntant ces routes. Malgré les précautions que nous prenions, éclairage et gilet fluo, c’était parfois déjà dangereux car les autos nous frôlaient et nous devions éviter les nids-de-poule pour ne pas tomber."

Élise Neirynck explique ainsi avoir fait un triste constat.

"C’est désormais une véritable autoroute qui s’offre maintenant aux véhicules. Ceux-ci l’utilisent comme un raccourci entre la N50 et la chaussée de Lannoy. L’éclairage n’est prévu que sur un poteau électrique sur deux. De plus, il est assez surprenant de constater que sept phares sont défectueux sur la rue d’Allain et le chemin Royer entre la chaussée de Courtrai et la chaussée de Lannoy, dont quatre consécutifs en plein milieu des champs : c’est donc un beau trou noir !"

Un projet pilote

Interrogée, l’échevine des Travaux, Laurence Barbaix (PS), avoue effectivement que tout n’est pas parfait.

"Le service voirie a déjà fait la demande à Ores pour remplacer les ampoules défectueuses. L’éclairage n’est en effet prévu qu’un poteau sur deux car cela correspond à la catégorie de la voirie. Si la circulation devait augmenter, si des aménagements de modération de la vitesse ou de sécurisation des cyclistes étaient installés, il conviendrait alors de revoir cette catégorie, ce qui aurait un impact sur l’éclairage. On remplacerait alors les ampoules existantes par des leds."

En ce qui concerne l’aménagement d’une voie cyclable, cela sera impossible suite à un manque de largeur de la voirie, comme le détaille de son côté l’échevin de la Mobilité Jean-François Letulle (Ecolo). "Je reste cependant obstiné à trouver une solution. Pour ce faire, j’ai demandé au service mobilité de solliciter la tutelle pour réfléchir à un projet pilote qui pourrait servir de test pour notre territoire. Il s’agit d’une chaussée à circulation centrale composée d’une voie destinée au trafic motorisé, encadrée par deux bandes latérales dédiées aux modes doux."

Un projet discuté dernièrement avec l’inspecteur en charge de la sécurité routière qui est descendu sur place et dont l’aval est nécessaire pour pouvoir le mener à bien.