Tournai-Ath-Mouscron Coralie Ladavid, première échevine, a présenté la déclaration de politique de logement 2019-2025.

C’est avec une certaine satisfaction que Coralie Ladavid, première échevine qui a notamment dans ses attributions le logement, a présenté ce mercredi matin la déclaration de politique de logement pour ces six prochaines années. "Après vingt années de militantisme pour le droit au logement, cette déclaration me tient évidemment à cœur" , assure l’échevine.

Les différents acteurs qui ont rédigé ce document sont ainsi partis de plusieurs constats. Notamment celui du bâti tournaisien qui est assez ancien et qui manque d’entretien, de la diminution de l’offre commerciale de la Ville pour une demande de reconversion en logements ou encore d’une augmentation du nombre de ménages au sein de la commune malgré un nombre d’habitants qui stagne.

Trois grands axes se dégagent alors de la déclaration : analyser pour mieux agir, travailler sur l’existant et être innovant. "Dans un premier temps, il est important de connaître les besoins et les demandes de la population et de les comparer avec l’offre disponible", assure Coralie Ladavid. Cela passera notamment par la création d’un observatoire du logement qui va s’orienter vers les personnes les plus éloignées de l’habitat.

Pour le deuxième axe, la lutte contre l’insalubrité et l’amélioration de la qualité des logements resteront au cœur des préoccupations. "La lutte contre l’insalubrité va continuer mais on doit se préoccuper du sort des personnes qui se retrouvent sans logement à la suite d’un arrêté d’inhabitabilité. La Ville possède des logements à l’îlot des sept fontaines, ils devront servir à cela."

La déclaration fait aussi état des logements inoccupés qu’il faudra rendre disponibles. "Certains propriétaires laissent leurs logements inoccupés durant des années, c’est inacceptable. Il nous faudra réaliser les démarches pour voir avec les propriétaires en question où est le problème. Si rien ne bouge, alors l’action en cessation devient nécessaire et la justice de paix peut les obliger à en faire quelque chose."