Quatre personnes sont impliquées : F.M, à la tête du trafic, sa compagne, son neveu et un ami. Ce jeudi 7 octobre, seules trois d’entre elles comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Tournai, le neveu faisant défaut. La période infractionnelle s’étend du 1er avril 2017 au 6 mai 2019, soit un trafic de plus de deux ans.

Deux business distincts

En septembre 2018, la police d’Ath est informée de faits de vente de stupéfiants au domicile du principal protagoniste. Après des écoutes et observations, ceux-ci sont confirmés. Les clients qui viennent chercher leur consommation sont connus des forces de l’ordre.

Quatre individus sont donc interpellés à l’intérieur de l’habitation. M, le neveu, était hébergé, car il était dans le besoin. D’après les prévenus, deux business distincts étaient organisés sous le même toit. “Je n’ai pas incité le fils de mon frère à vendre. Il avait déjà sa propre clientèle à l’époque. Par contre, je reconnais que j’ai poussé mon ami qui avait besoin d’argent. Je lui donnais du cannabis pour nos contacts et sa propre consommation”, explique F.M. Même si sa compagne avait connaissance du trafic, mais ne souhaitait rien entendre, elle a facilité l’usage en mettant à disposition son hébergement.

Le Procureur du roi indique que si le nombre de clients ne s’élève qu’à dix dans les auditions des prévenus, les investigations prouvent qu’ils étaient une centaine.

La vente à des mineurs contestée

Le magistrat soulève également les circonstances aggravantes, à savoir la vente à des mineurs d’âge. Un fait contesté par le père de famille.

Vu le rôle de ce dernier, la durée infractionnelle et son antécédent dans les stupéfiants, une peine de quatre d’emprisonnement est réclamée. Le neveu et l’ami, une peine de trois ans et la compagne, 18 mois de prison.

Les avocats de la défense vont chacun évoquer les conditions de vie des trois individus présents à la barre ainsi que leurs soucis financiers. Une peine de travail est demandée pour F.M. et son ami. L’épouse, qui vient d’avoir un enfant, sollicite une suspension probatoire. “Je souhaite des conditions pour pouvoir avancer”, précise-t-elle. Le jugement sera prononcé le 4 novembre.