Le 7 décembre 2020, Frédéric a commis l'irréparable auprès de sa famille. Le prévenu aurait effectivement porté des coups à l'égard de son beau-fils, Guy, âgé de seulement 5 ans. "Il a une culture différente de la mienne", a expliqué l'homme à la barre du tribunal correctionnel de Tournai. "Originaire d'Afrique, Guy est arrivé en Belgique en novembre 2020. Son éducation restait difficile. Le jour des faits, il tapait dans les portes et dans les meubles jusqu'à 3h du matin, je ne le supportais plus. Sous l'effet de l'alcool, je l'ai secoué. C'est à la maman de faire son éducation et pas à moi son beau-père. A l'âge de 5 ans, il se nourrissait encore au sein de sa mère. C'est quand même pas croyable", a poursuivi Frédéric. 

"Son pyjama était déchiré et des boutons avaient été arrachés. L'enfant tremblait et semblait terrorisé selon les services de police", a indiqué la juge. "Il s'agissait certainement plus que d'un secouement". Confronté à l'état de l'enfant, le prévenu a pouffé de rire. 

Frédéric est également accusé pour avoir malmené sa compagne, la mère de l'enfant. En cassant une table, il l'aurait involontairement blessée au niveau du tibia. "Je n'ai rien à dire sur ces faits, c'est exact". Le même jour, le prévenu aurait mordu le poignet et tordu le genou d'un policier lors de l'intervention. "J'étais en état d'ébriété, je ne me souviens pas des faits. Toutefois, je tiens à m'excuser".

Des menaces et un plat de brocolis sur la tête

Pour le représentant du ministère public, les préventions semblent clairement établies. "Quand on lit l'audition de la compagne, Guy aurait été soulevé et collé au mur. Le prévenu aurait lancé un plat de brocolis sur sa tête en plus de balancer des menaces comme: Je vais te tuer car je te déteste. Pour rappel, il s'agissait seulement d'un enfant de 5 ans".

Possédant de nombreux antécédents judiciaires notamment en matière de roulage, une peine de deux ans a été requise. "Frédéric n'a pas de limites quand il s'énerve et ne semble pas avoir conscience de la gravité des faits". Le conseil de la défense a sollicité un sursis probatoire à l'égard de son client. "Le prévenu n'était pas lui-même et a pu se rendre compte de ses problèmes avec l'alcool". Le jugement sera prononcé le 7 juin.