Après avoir formé opposition à un jugement qui la condamnait à 6 mois de prison, Mélissa (prénom d'emprunt) devait se présenter devant le tribunal correctionnel de Tournai pour des faits d'escroquerie. 
 
A la barre, la jeune femme de 24 ans a effectivement expliqué ne pas avoir livré une commande qui valait alors 30 euros. Malgré l'ancienneté des faits, Mélissa a déclaré devant la barre de ne toujours avoir remboursé la victime. 
   
Reconnaissant les faits et ne possédant pas d'antécédent judiciaire, le représentant du ministère public a souhaité octroyer une seconde chance à la jeune femme en sollicitant une suspension simple du prononcé. Selon l'avocate de la défense, Mélissa était à l'époque dans une situation délicate. "En 2019, ma cliente avait besoin d'argent. Elle devait élever seule sa fille âgée de 3 ans". 
 
Le conseil de la prévenue n'est pas contre la suspension simple du prononcé sollicitée par le représentant du ministère public. Le jugement sera prononcé le 1er février.