Les travaux vont débuter à Rebaix en avril 2020 avant Blaton et Evregnies dans un intervalle de 4 à 6 mois.

Ce n’est un secret pour personne, la zone de secours de Wallonie picarde sera dotée d’ici à quelques années de trois nouvelles casernes.

"La localisation de ces dernières n’a pas été choisie au hasard, souligne Olivier Lowagie, commandant de la Zswapi. Les endroits choisis sont concentrés au centre de la zone et plus aux zones frontières. Nous avons effectivement tenu compte des conventions qu’on a avec nos collègues flamands au nord de la zone et nos collègues français sur toute la bande frontière."

Ainsi, à l’horizon 2023, la Zswapi se distinguera en trois secteurs. Le secteur sud où l’on retrouvera la fusion des postes de Basècles, Belœil, Bernissart et Péruwelz en plus de la construction d’une caserne à Blaton, le secteur est avec la fusion des postes d’Ath et de Lessines ainsi que la construction d’une caserne à Rebaix et, enfin, le secteur ouest où l’on constate la fusion des postes de Dottignies et d’Estaimpuis et la construction d’une caserne à Evregnies avec le déplacement des professionnels de Mouscron.

"Les nouvelles casernes seront similaires, souligne Marlène Buts, en charge de la gestion des bâtiments de la zone de secours.

On y retrouvera un espace de stockage et d’entretien des véhicules et du matériel, une zone d’accueil et l’espace nécessaire pour le travail du personnel, une zone d’exercice extérieure et une zone extérieure de circulation et de stationnement."

Une garde sous toit 24h/24

Chaque nouvelle caserne représente un coût de construction de 6,5 millions d’euros TTC.

"Les travaux vont débuter à Rebaix en avril 2020 et nécessiteront +/- 15 mois de travaux. Il faut aussi compter des intervalles de quatre à six mois entre chaque caserne pour le lancement des travaux. Pour fin 2022, les trois casernes devraient être mises en service."

Une garde sous toit sera assurée 24h/24 au sein de ces nouvelles casernes. Un impératif vu la réglementation de personnel minimum, six pompiers, pour pouvoir partir en intervention.

La clé de répartition a été validée pour le conseil de zone, même si Luc Vansaingèle a préféré s’abstenir.

Lors du dernier conseil de la zone de secours, qui s’est tenu ce lundi, les deux points principaux qui étaient programmés à l’ordre du jour concernaient le budget 2020 de la Zswapi et la clé de répartition, ce qui a souvent fait débat auprès des différentes communes.

"Le budget a ainsi été voté à l’unanimité moins une abstention, dévoile le président de la Zswapi, Paul-Olivier Delannois. Le bourgmestre de Belœil, Luc Vansaingèle, s’est abstenu en se justifiant que, depuis toujours, le fédéral avait dit qu’il financerait la zone de secours à 50 %, ce qui n’est pas le cas. Nous avons pris acte de sa position et le budget est passé."

C’est ensuite avec la clé de répartition que les choses se sont compliquées. En effet, elle doit être validée par l’intégralité des membres du conseil. Cette clé fixe les montants versés par les différentes communes à la Zswapi. En cas de désaccord, c’est le gouverneur qui la fixe selon ses propres critères.

Un sujet longuement débattu

"Depuis le début de la zone, nous n’avons jamais eu l’unanimité pour cette clé. La dernière fois, le gouverneur a pris une décision qui a fait des heureux et des déçus, avec des montants assez conséquents pour certaines communes, qui sont allées devant le Conseil d’État. Lors du dernier conseil de zone, j’ai trouvé qu’il y avait une volonté beaucoup plus affichée que les fois précédentes pour trouver un accord direct."

Après avoir travaillé la nouvelle clé, il n’y aurait cette fois pas de gros déçus ou de gros gagnants. "Personnellement, j’ai défendu cette dernière en sachant que Tournai gagnait moins." Si la proposition a été débattue longuement, elle n’est malheureusement pas arrivée à l’unanimité. "Tout le monde a voté pour, mais Belœil s’est finalement abstenu en expliquant faire cela par logique avec son vote du budget."

La décision va être envoyée au gouverneur avec un justificatif. "Nous y avons ajouté une phrase, en accord avec Luc Vansaingèle, expliquant qu’il ne s’oppose pas à la clé de répartition mais qu’il s’est abstenu dans un souci de cohérence par rapport à son vote du budget."

Volontaires

Si l’on parle de pompiers professionnels pour occuper les nouvelles casernes, la zone de secours de Wallonie picarde est évidemment toujours en demande de pompiers volontaires. "On a prévu les casernes pour du personnel professionnel a minima pour pouvoir répondre aux obligations légales. Il est évident que si on a la possibilité d’avoir une recrudescence du personnel volontaire, on en aura toujours besoin", souligne le commandant Olivier Lowagie. "Lors d’un pic d’intervention, par exemple lors d’inondations, ce n’est pas avec nos six professionnels qu’on pourra y faire face. Les volontaires sont extrêmement importants. Lors d’un incendie, ils complètent les équipes professionnelles."