Aujourd’hui, en plus de la déception, c’est surtout de l’incompréhension qui règne au sein du Barbershop Grand'Place contraint comme les autres métiers de contact de fermer ses portes dès ce samedi. “Nous sommes très déçus, on avait tout prévu, tout mis en place afin de respecter tout ce que l’on nous demandait… C’était très strict, et encore une fois, nous devons fermer”, déclare Kamille Buys, employée du salon.

Malgré la tristesse de fermer le bararbershop une troisième fois en l’espace d’un an, cette décision gouvernementale n’est pas une grande surprise pour la jeune femme. “En voyant ce qui circulait dans les médias depuis quelques jours, on s’en doutait un peu, mais on avait quand même espoir pour qu’il y ait une petite chance qu’on ne soit pas forcés de fermer. Au final, voilà le résultat, on peut tout recommencer une troisième fois…”

Une fermeture prévue sur une durée de quatre semaines, mais est-ce que cela sera vraiment le cas ? “J’aimerais dire aux gens que j’y crois, et qu’après le 25 avril nous allons pouvoir reprendre notre activité, mais honnêtement, je ne suis pas sûre. J’ai un énorme doute lorsque l’on voit ce qui s’est passé les fois précédentes”, confie Kamille Buys.

Heureusement, la clientèle du salon de barbier est très fidèle et a directement réagi face à cette annonce en prenant rendez-vous tant qu’il était encore temps. “Hier, après l’annonce du gouvernement, les gens sont venus directement et ont appelé. On est complet jusqu’à la fermeture.”

Mais cela ne suffit plus pour se projeter dans l’avenir, après une année entière à enchaîner les périodes de fermeture, toutes plus longues les unes que les autres, la situation devient catastrophique pour les métiers de contact. “Pour le moment, on survit. On verra bien comment cela va se passer par la suite, mais cela s’annonce assez compliqué”, conclut Kamille Buys.