Wapinvest a pris le pouls auprès des chefs d’entreprise de la région

ATH Wapinvest et l’UCL-Mons se sont réunis récemment pour mettre sur pied un baromètre de la situation des entreprises de Wallonie picarde.

“Il répond à un besoin de pouvoir répondre à la simple question : comment vont les entreprises en Wallonie picarde ?”, explique le président de Wapinvest, Robby Van Daele. “Cette information, nous sommes dans le devoir de pouvoir la donner.”

Ce baromètre se justifie par le peu de données disponibles. “Des statistiques existent mais elles datent de 2005 et elles ne sont pas ciblées sur notre région.” Cet outil a été réalisé en recensant les données d’une centaine d’entreprises de toutes tailles (mais allant jusqu’à 250 emplois et 50 millions de chiffre d’affaire) et de tous secteurs.

“Il sera ensuite diffusé auprès des chefs d’entreprise, des prescripteurs des entreprises comme les banques, les assurances, ou des institutionnels.”

Wapinvest s’est tourné vers l’UCL-Mons pour réaliser ce baromètre. “Nous avons questionné une centaine de chefs d’entreprise ”, commente la professeur Caroline Ducarroz. “Nous avons réalisé deux enquêtes : l’une sur les aspects internes, l’autre sur les aspects externes. La première est révélée aujourd’hui, les résultats de la seconde seront connus durant le mois de septembre.

Les résultats de ce baromètre, dans sa première phase, ne sont pas particulièrement étonnants. On apprend ainsi que les chefs d’entreprise estiment être des touche-à-tout, surtout dans les très petites et les moyennes entreprises, et que les clients se situent surtout en Wallonie et en France. Concernant la main- d’œuvre, 50 % du personnel vient de Wallonie picarde. Le reste est surtout réparti vers la Flandre et la France.

Mais le constat le plus conséquent semble se trouver au niveau de la formation du personnel qualifié. “La formation n’est visiblement pas adaptée aux PME ”, déplore-t-on du côté de l’UCL. “90 % des ouvriers et 68 % des employés sont formés en interne. Donc, les PME perdent du temps à former leur personnel. Il y a aussi un autre phénomène que l’on ne retrouve pas dans d’autres régions : celui de la mobilité des travailleurs. En guise d’investissements, 48 % des entreprises ne les planifient que sur une durée de moins de cinq ans .”

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Toutes les données se trouvent sur www.wapinvest.be.



© La Dernière Heure 2012