L’ancien restaurant de la Grand'Place Le Carillon, fraîchement racheté par la société AGIRA, fait actuellement l’objet d’une immense rénovation.

Les luminaires, réalisés par l’architecte belge Henry Lacoste en 1939, sont en train d’être retirés afin de les replacer ailleurs dans le bâtiment. Une opération délicate car le mobilier d’origine et les installations électriques sont très fragiles.

Suite à un accord entre la société AGIRA et le conservateur de la Maison Tournaisienne, Jacky Legge, un des luminaires va faire partie de la collection du musée en dépôt permanent. Ce lustre a la particularité d’avoir été touché par un impact de balle de revolver. Un impact qui est d’ailleurs toujours présent sur la sculpture et constitue son histoire.

Cet ancien bâtiment, construit en 1928, est un véritable bijou de l’histoire tournaisienne. Henry Lacoste a initialement bâti l’édifice en l’honneur de son beau-père.

Ce bâtiment est le seul de la Grand'Place à avoir survécu aux bombes indiciaires allemandes lors de la Seconde Guerre mondiale. "Sa charpente en béton a permis aux bombes de rebondir et de ne pas endommager l’édifice", affirme Jacky Legge.

La charpente en béton a pu préserver le bâtiment lors de la Seconde Guerre mondiale. © KASBI


L’ancien restaurant Le Carillon va donc se transformer en salon de dégustation de chocolat et pourra, tout comme la Maison Tournaisienne, profiter pleinement de ces luminaires. L’édifice a été, à travers les années, un restaurant, un hôtel, une brasserie et même une prison !

Un dessin mural qui a traversé les époques. © KASBI


La magnifique vue qu'offre Le Carillon. © KASBI