Le port du masque est finalement devenu une habitude ancrée dans le quotidien de tous. Cependant, qui n'a jamais oublié le sien en quittant de manière précipitée son domicile ? Une situation déjà vécue par bon nombre de personnes et qui pourra, dans un futur proche, ne plus poser de problème.

En effet, la société S.E.P. Consulting, spécialisée dans l'agencement de magasins et la conception d'espaces de vente, travaille depuis plusieurs mois sur un projet qui se veut désormais bien concret avec Le DAM pour Distributeur Autonome de Masques.

"Le DAM est effectivement né du constat qu'il nous est tous déjà arrivé d'oublier notre masque et qu'il serait bien pratique d'en avoir un à disposition partout, tout le temps, souligne Patrick Tampere, fondateur-gérant de la société. Notre équipe étant constituée d'architectes, de designers, de techniciens et d'acheteurs, nous avions toutes les compétences nécessaires pour mener ce projet."

L'équipe s'est alors appuyée sur un dispositif qui a parfaitement trouvé sa place dans les rues, à savoir les distributeurs de préservatifs. "À l'époque, ces distributeurs sont arrivés pour répondre à un besoin bien particulier. C'est dans le même esprit que nous avons conçu Le DAM."

Un étui réutilisable

Le DAM, c'est en fait bien plus qu'un distributeur de masques. En effet, pour une pièce d'un euro, le distributeur vous fournira un étui réutilisable où l'on retrouvera deux masques chirurgicaux à usage unique. "Cet étui réutilisable apporte une réelle solution de stockage du masque, ce qui est à la fois pratique et hygiénique pour le consommateur." Laisser traîner son masque sur la table du restaurant, dans le fond de son sac ou dans le vide-poches de sa voiture n'est effectivement pas ce qui est le plus hygiénique. L'étui réutilisable résout ce problème. Ce dernier peut de plus avoir une deuxième vie. "Lorsque le consommateur ne se sert plus de masque, il peut utiliser l'étui pour y ranger un kit de couture, des crayons de couleur, une brosse à dents, etc. Il y a de nombreuses possibilités de le réutiliser, il suffit d'être imaginatif."

En ce qui concerne les masques, ils sont également de grandes qualités. Le DAM travaille en effet avec la société Franprotec basée à Roncq. "Nous avons accompagné il y a quelques mois cette société à mettre en place une usine qui fabrique actuellement l'équivalent de 15 millions de masques par mois et qui va tendre vers les 30 millions d'ici à la fin de l'année. Il s'agit de masques de type 2 qui présentent une filtration bactérienne d'un taux minimum de 99,3%."

Comme son nom l'indique, Le DAM est totalement autonome. Il ne nécessite en effet aucune énergie, quelle qu'elle soit. "Il fonctionne selon un mécanisme à la fois complexe techniquement mais ô combien simple à l'utilisation, similaire aux distributeurs de bonbons que nous avons tous connus étant petits." Il suffit en effet d'y insérer une pièce d'un euro, de tourner la manivelle et de récupérer son étui. De quoi faciliter son implantation ! "Le DAM peut en effet être placé au beau milieu d'une place publique ! Il peut en fait être placé partout: dans des événements publics, dans un commerce, à l'entrée de services, etc."

Le DAM pour du long terme

Le distributeur est ainsi vendu directement aux commerçants. "Cela leur permet d'en devenir immédiatement propriétaire et donc de ne pas avoir à signer de contrat d'engagement sur le long terme. Plusieurs options sont possibles comme le DAM à fixer sur le mur ou sur piétement à roulettes afin de pouvoir le sortir de son commerce le matin et de le rentrer le soir. On travaille encore notamment sur un outil présentoir de comptoir pour les plus petits commerces qui n'ont pas la possibilité de placer un distributeur, ce qui rendra la chose accessible à tous."

© LE DAM - Le distributeur peut être facilement transportable.


Pour Patrick Tampere, Le DAM est destiné à s'ancrer dans la société, même au-delà de la pandémie de la Covid-19. "Nous sommes persuadés que les comportements ont changé. Désormais, même dans le cadre d'une grippe ou d'une quelconque autre infection, les gens vont garder un comportement responsable. Dans ce genre de situation, ils continueront à porter un masque par respect pour les autres. On s'inscrit donc dans le long terme, on retrouvera le DAM comme on retrouve des distributeurs de billets ou de préservatifs."

Le fondateur aimerait désormais pouvoir impliquer le bourgmestre de Tournai, Paul-Olivier Delannois, dans le déploiement des distributeurs. "Nous sommes basés à Tournai et nous aimerions effectivement que Tournai soit la première ville qui livre ce projet. J'aimerais justement rencontrer Paul-Olivier Delannois à ce sujet. Il nous manque encore cette étincelle qui allumera le projet et je pense que le bourgmestre serait la personne adéquate pour cela."

© LE DAM - Le distributeur peut vite s'insérer dans le quotidien, comme ici à la gare.


© LE DAM - Ou ici sur la Grand'Place.