Il y a quelques jours, la police locale de Mouscron communiquait sur les chiffres relatifs au contrôle du respect des mesures sanitaires. On apprenait ainsi que, avec l’appui de la vidéosurveillance urbaine, douze personnes avaient été verbalisées pour le non-port du masque alors qu’elles se trouvaient en centre-ville ainsi que dans le parc communal.

Fatima Ahallouch (PS) s’est exprimée sur le sujet et avoue être mal à l’aise quant à l’utilisation de ces caméras de vidéosurveillance. "C’est un petit côté Big Brother qui nous met assez mal à l’aise, avoue-t-elle. Je ne pense pas que c’était le but premier de ces caméras. Nous nous étions par ailleurs opposés aux sanctions administratives concernant les mesures Covid. Des gens sont reconnus à partir d’images des caméras de vidéosurveillance et on les intercepte quelques rues plus loin. Cela nous interpelle."

Pour le chef de corps Jean-Michel Joseph, il n’y a rien d’illégal à procéder de la sorte.

"On aimerait voir les citoyens s’autoréguler et respecter les mesures sans devoir contrôler derrière. Malheureusement, ce n’est pas le cas, et il y a un seul langage qui compte, celui de la répression. La Ville a d’ailleurs de très mauvais chiffres en termes d’incidence, plusieurs centaines de P.-V. ont été rédigés. Alors que la police de Mouscron n’a pas du tout comme politique d’être répressive, je constate que le nombre de P.-V. est plus élevé que pour une ville comme Charleroi. Quant à la verbalisation sur base des images des caméras, c’est tout à fait légal. On les utilise également en termes de roulage."

Une réponse qui n’a pas totalement convaincu la cheffe de groupe PS. "Quand nous avons donné notre accord pour l’installation de ces caméras, nous ne nous sommes pas engagés à poursuivre ce type d’infractions…"

M. Del.