Il régnait une ambiance assez morose dans le centre-ville tournaisien, que nous avons arpenté une heure avant le passage à l’An neuf. De la place de Lille à la Grand-Place en passant par le quai du Marché au Poisson, des lieux habituellement fort animés où l’horeca est bien implanté, il y avait très peu de fêtards dans les rues.

En cause, bien sûr, les restrictions sanitaires liées au Covid qui ont contraint les autorités communales, comme un peu partout en Belgique, à annuler le traditionnel feu d’artifice. Mais pas seulement… La fermeture imposée des établissements horeca à 23 heures, qui fait partie de l’arsenal de mesures décidées par le Codeco, a poussé bon nombre de restaurateurs et autres gérants de brasseries et de cafés à baisser le rideau pour le réveillon de la Saint-Sylvestre. Une situation qui n’est évidemment pas propre à Tournai, puisque l’on pouvait dresser le même constat dans d’autres villes. Le secteur aurait aimé obtenir une dérogation afin de pouvoir prolonger cette soirée de fête au-delà de minuit, sans succès.

Une nuit calme pour les services de police, à Tournai et Ath

Lors de notre petit tour au sein de la cité scaldienne, nous avons compté une petite dizaine d’établissements horeca ouverts (au total) sur la place de Lille, la Grand-Place et sur le quai du Marché au Poisson.

Sur le coup de 23 heures, les lumières des restaurants et bars n’étaient pas toutes éteintes mais on imagine que les services de police ont fait preuve d’une certaine "tolérance". Sans réelle surprise donc, c’est à la maison que les familles et les amis se sont retrouvés pour célébrer ce Nouvel an à nouveau chamboulé par la pandémie.

"La nuit a été assez calme pour les services de police (zone du Tournaisis), qui ont notamment mené une opération de contrôle d’alcoolémie jusqu’à 6 heures du matin", indiquait le bourgmestre de Tournai, Paul-Olivier Delannois. Le son de cloche était identique pour la ville d’Ath. "À ma connaissance, il n’y a eu aucun souci particulier sur notre territoire, lors de cette première nuit", précisait le maïeur Bruno Lefebvre.