Les deux très larges trottoirs pavés en cours de réalisation dans la portion la plus basse de la rue Royale, entre la rue des Jardins et le quai Saint-Brice, ne laissent planer aucun doute: cette voirie, dans l’axe du pont Notre-Dame, ne pourra être qu’à sens unique.

Ce constat a l’heur de susciter des commentaires et interrogations parmi ceux qui fréquentent le quartier. Mais il n’y a pourtant rien de neuf. En mai 2020, dans le dossier destiné à accompagner la communication au sujet du réaménagement de la rue Royale, ce sens unique était écrit noir sur blanc, avec la précision que ce sera dans le sens gare vers l’Escaut.

Pour être tout à fait complet, la dernière version du plan communal de mobilité (PCM) approuvé en 2015 par le conseil communal allait dans le même sens. Le rapport suggérait de limiter le trafic sur le pont Notre-Dame ("il pourrait même être fermé", peut-on lire) à une desserte locale. Il recommandait de valoriser la rue du Becquerelle pour apaiser le cœur de ville et en particulier le quartier Cathédral.

"Nous n’avons pas inventé la poudre, nous restons cohérents avec les balises du plan de mobilité. Le sens unique préconisé par le PCM remontait en principe jusqu’au carrefour de la rue Becquerelle, mais nous avons estimé qu’il fallait préserver ce triangle constitué par la rue du Becquerelle, la rue des Jardins et la rue Royale", explique Jean-François Letulle, échevin de la mobilité. "Ceux qui s’étonnent de la largeur des trottoirs devraient regarder ce qui se fait dans toutes les autres villes qui reçoivent des subsides européens pour améliorer leur cité: c’est une constante d’accorder plus de place aux modes de déplacements actifs. Tous les collèges communaux, de n’importe quelle couleur politique, sont confrontés à cette logique".

En bas de la rue Royale, les véhicules auront l’occasion d’emprunter le pont (il gardera son double sens) ou de tourner à droite vers le quai Dumon. Les véhicules qui traverseront le pont Notre-Dame via la rue de l’Hôpital Notre-Dame tourneront à gauche.