Le Centre d’aide aux alcooliques et toxicomanes de Péruwelz se dévoile.

Le Centre d’aide aux alcooliques et toxicomanes (CAAT) de Péruwelz a récemment ouvert ses portes au public et surtout aux professionnels désireux de se familiariser un peu plus avec ce service, basé à la rue du Biézet.

Le CAAT constitue un des trois services spécialisés de la région. Agréé et subventionné par l’AVIQ (ex Awiph), il est membre de la Coordination assuétudes HO asbl.

"Les missions du centre de Péruwelz ont d’abord trait à l’accueil et à l’information des usagers de drogues et d’alcool mais aussi de leurs proches. Ensuite, il y a un accompagnement psychosocial, une prise en charge psychothérapeutique et médicale et nous travaillons aussi sur la réduction des risques", explique Benoît Brouillard, coordinateur du réseau assuétudes pour la région. "La Région wallonne nous finance à hauteur de 58.000 €, ce qui est insuffisant. Nous avons dû rationaliser les services pour pérenniser nos activités."

C’est ainsi que depuis janvier 2016, Freedom, projet pilote d’aide au sevrage de l’alcool par un accompagnement à domicile sur l’ensemble de la Wapi, est hébergé aussi par le CAAT.

Benoît Brouillard s’occupe de la gestion administrative et du personnel, ce qui permet aux personnes du CAAT directement en contact avec les bénéficiaires de pouvoir travailler dans de meilleures conditions. "Antonia Balsamo, psychologue, s’occupe du suivi psychologique des patients et du projet Estime de soi. La criminologue et assistante sociale Françoise Lassaux gère le suivi des patients en traitement de substitution à la méthadone chez le docteur Fillieux, médecin indépendant présent le vendredi."

Selon Benoît, en matière d’assuétudes, il ne faut pas voir uniquement l’alcool et les drogues illégales. "On parle aussi du tabac, des médicaments ainsi que des comportements comme l’addiction sexuelle ou aux jeux."

Nous rencontrons Cédric, qui fréquente le CAAT depuis un an environ. Ancien héroïnomane, il entend s’en sortir. "Je suis un traitement à la méthadone depuis deux ans. Il y a eu de petites rechutes mais aujourd’hui, je ne consomme plus et je n’ai plus de raison de rechuter. Il me reste un examen à passer pour devenir éducateur. C’est mon médecin qui m’a parlé du centre et du projet Estime de soi. Auparavant, j’étais dans l’ennui. Je m’étais coupé de tout le monde et je me deman dais quoi faire de mes journées. Au centre, je fais des connaissances, je voyage. J’ai repris goût à la vie."