La Province a budgété 1,4 million d’euros pour cette construction sur le site de Chercq.

La nuit du 7 juin 2016 restera à jamais marquée dans l’histoire des Tourelles, service provincial qui accueille des enfants placés sur une décision de justice. En effet, suite aux inondations, la maison de Chercq a dû être évacuée et enfants et personnel ont trouvé refuge au sein de l’internat provincial. Trois ans plus tard, on y retrouve toujours les Tourelles.

"Le bâtiment de Chercq avait été inondé sur près d’1,20 mètre, rappelle Dorothée De Rodder, présidente de l’ASBL. Le jardin était également complètement sous eau, c’était une vraie piscine. Le bâtiment, préfabriqué et datant des années 70, était alors complètement sinistré et donc bon à raser. Il n’y avait plus de possibilité de le réaménager ou d’y faire des travaux puisque l’humidité avait complètement mangé les murs de l’intérieur."

Plusieurs milliers d’euros ont alors été nécessaires afin d’aménager au mieux ce nouvel espace pour les enfants. "Tout a si bien été fait que le personnel a cru qu’on allait rester définitivement ici."

Cela ne sera évidemment pas le cas puisque la somme d’1,4 million d’euros a été inscrite au budget de la Province afin de reconstruire un tout nouveau bâtiment sur le site de Chercq. Tout est cependant pensé afin de ne plus revivre cette triste nuit du 7 juin 2016.

Le site réaménagé

Pour protéger les habitants de cette zone délicate, la Province a déjà investi 2,2 millions afin de dédoubler le rieu de Barges, depuis l’IMC jusqu’à l’Escaut. Les travaux ont récemment débuté. Ensuite, la conception du bâtiment a également été revue.

"Il va être inversé par rapport à sa situation actuelle, confirme Dorothée De Rodder. On retrouvait avant le jardin devant le bâ timent. Il sera désormais derrière et le bâtiment se retrouvera le long de la rue. Malgré toutes les précautions qui ont été prises, si une inondation devait encore se produire, elle ne toucherait que le jardin."

Le projet de l’institution restera identique, à savoir d’héberger le mieux possible les enfants dans un climat familial tout en laissant la possibilité aux parents de pouvoir (re)tisser du lien avec leur enfant. "C’est pour cela que seront également construits des petits appartements qui permettront aux familles de pouvoir venir passer du temps, comme un week-end, avec l’enfant."

Concrètement, le bâtiment actuel sera démoli en 2020, puis s’enchaînera la demande du permis de construire. Les travaux débuteront alors en 2021 pour, si tout va bien, se terminer à la fin de cette même année.