Les propriétaires de Maurice qui a succombé à un empoisonnement voit dans cet acte de cruauté des représailles en lien avec le conflit qui les oppose au club de balle pelote de leur village.

Les fêtes de Noël ont pris une tournure dramatique pour un couple d’habitants de Vaudignies, dans l’entité de Chièvres. Olivier Divry et son épouse Audrey viennent de perdre un de leurs chiens qui a succombé dans d’atroces souffrances à un empoisonnement. Pour les propriétaires inconsolables de Maurice, un Cane Corso de 7 ans, il ne fait aucun doute que la mort brutale de leur animal de compagnie est un acte de représailles étroitement lié au conflit qui, depuis plusieurs années, les oppose au club du jeu de balle de leur village. En cause, les nuisances que ce sport populaire pratiqué à Vaudignies depuis 100 ans occasionne sur la place du Trieu en bordure de laquelle vivent ce couple et leurs deux enfants.

En septembre dernier, la famille Divry a commencé à recevoir des menaces de mort sur les réseaux sociaux après avoir obtenu gain de cause auprès du conseil d’Etat par rapport à une ordonnance de police. Prise illégalement par l’ancien collège communal, celle-ci portait sur l’interdiction de circuler et de stationner lors des jours où se disputaient les luttes de balle pelote la saison dernière. « Par crainte pour ma vie et celle de mes proches, j’avais déposé, à l’époque, une première plainte à la police de Chièvres sans imaginer que ces menaces seraient mises à exécution et que c’est mon chien qui en serait la victime », témoigne Olivier Divry.

A l’instar de son mari, Audrez Moulart est encore sous le choc de la fin tragique de son fidèle compagnon, victime de la bêtise et de la cruauté humaines! Malgré les soins prodigués par le vétérinaire, il n’a pas été possible de sauver Maurice qui, durant deux jours, a agonisé après avoir avalé un produit hautement toxique jeté dans le jardin de ses maîtres où il avait l’habitude de gambader. Dans son rapport, le vétérinaire atteste que la pauvre bête, prise de convulsions, a bien été empoisonnée. Les préjudiciés attendent les résultats de l’autopsie après avoir consulté leur avocat et s'être rendu au commissariat pour faire une déposition. « Il est urgent que les autorités communales prennent leurs responsabilités dans ce dossier car les faits qui viennent d’être commis envers un animal sans défense sont d'une extrême gravité et constituent une véritable déclaration de guerre dont le seul but est de nous faire peur et de nous contraindre à déménager ».