Ces derniers avaient introduit un recours en urgence devant le conseil d’Etat contre le permis d’urbanisme délivré à la commune de Chièvres pour réaménager le ballodrome de la place du Trieu

Plus rien ne devrait empêcher la commune de Chièvres d’entreprendre les travaux de réaménagement de la place du Trieu, à Vaudignies, sur laquelle évolue le club de balle pelote Renaissance. Le conseil d’Etat vient, en effet, de rejeter le recours en suspension introduit en extrême urgence par des riverains en conflit depuis plusieurs années avec le jeu de balle suite aux nuisances qu’ils subissent en raison de l’augmentation du nombre de luttes devant chez eux.

Par le biais de leur avocat, les plaignants avaient saisi la haute juridiction au début du mois d’avril afin de contester le permis d’urbanisme octroyé par le SPW à la commune quelques semaines plus tôt. Ils considèrent que les futurs aménagements - à savoir le recul du terrain d’une dizaine de mètres ainsi que la pose de filets de protection devant les habitations - ne résoudront pas les problèmes de cohabitation avec les compétitions du sport ballant qui se pratique depuis un siècle dans le village de Vaudignies. Ils dénoncent surtout le fait qu'un espace public soit devenu au fil du temps un ballodrome et quel seule une délocalisation de celui-ci permettrait de mettre un terme à la situation conflictuelle actuelle.

Cette-fois pourtant, les plaignants n’ont pas obtenu gain de cause auprès du conseil d’Etat qui, dans son arrêt venant d'être rendu, estime que la condition d’urgence n’est pas établie. Pour la haute juridiction, les craintes formulées par le requérant sont davantage liées à la pratique du sport qu’aux travaux pour lesquels les autorisations nécessaires ont été délivrées.

“Au vu de ces travaux, la suspension de l’exécution du permis attaqué ne pourra avoir pour effet d’empêcher la réalisation des différents dommages allégués par le requérant en lien avec les rencontres de balle pelote organisées sur la place. Ceux-ci sont existants et les travaux ont précisément pour but de les diminuer”, argumente dans son arrêt le conseil d’Etat après après avoir entendu en début de semaine les plaidoiries de chacune des parties.

B.D