Pour rappel, depuis maintenant une bonne dizaine de mois, ce dernier a été choisi pour devenir le premier cimetière vert de l’entité. Si, depuis lors, la végétation s’impose au milieu des différentes allées et tombes, certaines personnes ont du mal avec le changement.

"Il est clair que dans l’esprit de beaucoup, un cimetière doit être bien carré, sans aucune mauvaise herbe qui dépasse, signale le bourgmestre Michael Busine (Cel’Avenir - MR). Les choses évoluent pourtant et nous avons notamment dû nous adapter à l’interdiction de l’usage des produits phytosanitaires."

Plusieurs dizaines de tonnes de graviers ont ainsi été retirées du cimetière pour faire place à un mélange herbeux et de fleurs. "On doit maintenant attendre que la nature reprenne ses droits, insiste l’échevine de l’Environnement, Axelle Chantry (Cel’Avenir - MR). Il faudra notamment encore attendre des années avant que les produits phyto encore présents dans le sol ne s’estompent."

Malheureusement, les très fortes températures liées à la sécheresse actuelle n’aident pas vraiment la végétation à prendre ses plus belles couleurs. Encore récemment, les tombes pouvaient pourtant compter sur de nombreux bleuets et coquelicots en fleurs.

Le cimetière a également pu compter sur le travail des jeunes participants à l’opération Été solidaire. En plus de différentes missions telles que la création d’une Give Box devant le recyparc ou encore du nettoyage des panneaux et abribus de l’entité, ils ont en effet conçu un hôtel à insectes qui a été installé dans le cimetière. Des travaux de peinture y ont encore été effectués.

"Tous ces aménagements doivent permettre à terme de faire de ce cimetière un vrai lieu de repos, de recueillement", assure Carine Breda, échevine en charge du PCS. D’ailleurs, ce mardi matin, alors que les ouvriers communaux procédaient à l’entretien du cimetière, un lièvre s’y promenait tranquillement. Petit à petit, la nature reprend donc bien ses droits !

Mickaël Delfosse