Cela n’a pas dû vous échapper, les prix de l’énergie (gaz et électricité) et du diesel, notamment, atteignent des sommets vertigineux. Inutile de dire qu’une telle flambée fait mal aux portefeuilles des familles. Et le gasoil de chauffage dans tout ça ?

Tout comme les carburants, le mazout peut être soumis à de fortes fluctuations de prix en fonction du cours, actuellement très élevé, du baril de pétrole. Il y a aussi la loi de l’offre et la demande, les spéculations sur les marchés internationaux ou encore le rapport de force entre le dollar et l’euro qui entrent en ligne de compte.

Des citoyens prévoyants

Chez les fournisseurs de mazout de chauffage, les commandes affluent depuis quelques semaines. “Notre agenda est très chargé avec des chauffeurs qui font de longues journées de travail. On arrive cependant à limiter les délais de livraison à deux ou trois jours, ce qui est raisonnable. Avec nos six camions, nous desservons les communes de Mouscron, d’Estaimpuis ainsi que la région de Leuze, Belœil et Péruwelz”, nous dit Sabine Dhulst, l’épouse d’un des gérants des établissements Dhulst, dont les activités, gérées par deux frères, sont basées à Estaimbourg (entité d’Estaimpuis). “C’était surtout le rush la semaine passée mais c’est sans commune mesure avec l’emballement connu l’année passée durant le confinement.”

Des tarifs extrêmement bas (0,40 € le litre pour une cuve de 2000 litres), un phénomène qui n’avait plus été observé depuis quatre ans (!), avaient alors provoqué une ruée sur le gasoil de chauffage. “Il faut s’imaginer que les prix ont quasiment doublé en un an, passant de 0,39 € pour un plein de 2000 l en octobre 2020 à 0,725 € en ce moment”, précise Martine Holvoet, la cogérante de la SPRL Louis Rogez, fournisseur de mazout établi à Antoing.

La peur d’une flambée des prix

Avec la reprise de l’activité économique, la courbe s’est inversée et les prix n’ont cessé de grimper au fil de cette année. De 0,48 € le litre en janvier 2021 à plus de 0,60 € le litre en août, les prix ont encore bondi en ce début d’automne, oscillant désormais autour des 0,72 €.

Bon nombre de ménages ont pris les devants en remplissant leur cuve plus tôt que prévu. “Les médias ont beaucoup parlé de la forte hausse du coût de l’énergie et du carburant et cela a eu une influence sur le comportement des citoyens. Pas mal de familles, craignant de nouvelles augmentations de prix dans les semaines à venir, ont anticipé les choses. On a reçu beaucoup de demandes depuis début septembre”, ponctue Mme Holvoet.