Tournai-Ath-Mouscron 7e sur la liste effective de DéFi pour la circonscription Tournai-Ath-Mouscron, François Schietse défend les valeurs de DéFi.

À Brunehaut, lors des dernières élections communales, la population a pu le découvrir sur la liste d’ouverture de l’Union Solidaire de Brunehaut menée par le bourgmestre Pierre Wacquier. François Schietse ne s’était cependant jamais caché de son apparentement à DéFi. Il est d’ailleurs candidat sur les listes du parti pour les élections régionales.

Les dernières communales étaient vos premières élections. Quelle expérience en tirez-vous ?

"C’était avant tout une expérience humaine car USB a été co-construit. Le jour où Pierre Wacquier m’a appelé pour me demander si cela m’intéressait d’être sur une liste, j’ai dit non si c’était une liste PS car cela ne correspond pas à mes convictions. Il m’a dit qu’il voulait faire une liste d’ouverture et cela a commencé dès le départ car on s’est réuni à plusieurs reprises."

Et vous devenez donc directement conseiller communal.

"Oui, j’étais même au pied du podium puisque j’ai réalisé le septième score. En quelque sorte, je suis le premier conseiller communal."

On vous retrouve cette fois en campagne pour votre parti. DéFi est bien de plus en plus présent en Wallonie ?

"Effectivement, on compte maintenant plus de militants wallons que bruxellois. On n’est cependant qu’au tout début en Wallonie puisque ce sont les premières élections sous le sigle DéFi, il y a cinq ans c’était sous le sigle FDF. C’est pour nous un challenge au niveau régional mais aussi au fédéral."

Quel accueil ressentez-vous auprès de la population ?

"Quand on se déplace pour distribuer nos tracts sur les marchés, on retrouve quand même des gens qui s’arrêtent et qui nous disent qu’ils vont voter DéFi parce qu’enfin on leur propose autre chose que les quatre partis traditionnels."

Quelles sont les priorités de DéFi ?

"On veut tout d’abord faire un compte personnel de qualification pour chaque citoyen qui serait développé tout au long de sa carrière et qui serait enrichi par le citoyen lui-même mais aussi par les employeurs et l’administration. On veut aussi faciliter l’accès à la propriété en jouant sur la portabilité des droits d’enregistrement. Enfin, dans l’optique de la transparence et de la bonne gouvernance, c’est pouvoir réduire les intercommunales et pouvoir refondre et reformer les provinces pour qu’elles puissent reprendre les compétences de certaines intercommunales."

Le but, c’est surtout de s’inscrire dans le paysage politique wallon ?

"Oui, on veut vraiment s’implanter et arriver à avoir ce plafond de verre des 5 % qui nous permettrait d’être subventionnés. Il faut savoir que pour cette campagne, DéFi a été obligé d’emprunter contrairement aux autres partis qui vivent sur leurs fonds propres. On essaye aussi d’implanter des sections locales partout sur le territoire, c’est l’avenir du parti."

François Schietse et son épouse Alexandra Dupire se sont engagés à DéFi pour changer les choses.

Marié à Alexandra Dupire, également engagée à DéFi et tête de liste pour le Hainaut pour les élections fédérales, François Schietse, originaire de Bléharies, est père de trois enfants. Attaché au SPF Finances, il est donc arrivé en politique lors des dernières communales sur proposition du bourgmestre de Brunehaut en figurant sur une liste d’ouverture. François n’a cependant jamais caché son appartenance à DéFi.

"Je ne me voyais pas adhérent à un parti où il y a des gens qui ont des casseroles et qui sont encore en place", détaille-t-il. "Je pense à Publifin où on a juste changé le nom et où ce sont toujours les mêmes personnes qui dirigent. C’est inconcevable pour moi de faire partie d’un parti qui ferme les yeux là-dessus. DéFi est à fond dans l’éthique, la transparence et la bonne gouvernance. C’est, comme le rappelle notre slogan, la notion de clairement plus juste."

Un juste milieu que François Schietse retrouve également avec DéFi. "Quand on regarde le paysage politique aujourd’hui, on a le MR où tout est basé sur l’économie avec de l’ultralibéralisme et du capitalisme. Le PS c’est l’ultrasocial, on donne tout gratuitement à tout le monde et Ecolo ne porte que sur l’environnement. L’impression que ce sont des extrémismes chacun dans leur domaine. Nous, ce que l’on veut, c’est rassembler l’ensemble."

C’est ainsi surtout la notion du développement positif qui a fait que François et son épouse Alexandra se sont engagés en politique auprès de DéFi. "C’est vraiment le fondement de notre engagement", confirme François Schietse. "On se rendait compte que le monde ne tournait plus comme il le devrait et ce n’est pas celui-là qu’on veut laisser à nos enfants. Pour cela, on concilie une économie forte avec plus de justice fiscale et sociale. Et plus de justice tout court avec son refinancement."