Des locataires tout à fait atypiques et sympathiques vont occuper les prairies au niveau de quatre sites d’Ipalle dans le cadre de la gestion des espaces verts. Les usagers pourront les apercevoir à l’occasion de leurs visites dans certains recyparcs. Du côté de la station d’épuration de Froyennes, ils sont même déjà au travail.

Moutons, béliers et brebis vont ainsi remplacer les tondeuses souvent bruyantes et gourmandes en carburant pour gérer la tonte sur les espaces verts situés à proximité des recyparcs de Tournai 3 (Kain), Antoing-Brunehaut et Leuze, ainsi que sur le vaste verger de la station d’épuration de Froyennes, site sur lequel ils ont déjà été lâchés il y a quelques jours. Un site par ailleurs déjà occupé par une riche faune sauvage (hérons, poules d’eau, grenouilles, lapins, hirondelles, piverts...).

Un cheval de trait, un âne ou même une vache highland rejoindront l’équipe en place à Froyennes afin de compléter le travail des moutons, chaque ruminant ayant ses préférences en matière d’alimentation.

Pour Ipalle, épauler les tracteurs-tondeuses par ces herbivores permet de convertir 17 000 m² d’espaces verts en écopâturages. Si jusqu’ici le fauchage tardif était déjà d’application, l’idée est d’aller plus loin encore en faisant appel aux animaux de La Bêle Tondeuse, société havinnoise de Bertrand Bouko qui élève moutons, chevaux et vaches.

Pas de nourriture !

"De race Ouessant, Soay ou Nez noir du Valais, particulièrement résistants aux maladies, aux parasites et aux conditions climatiques et capables de rester en extérieur toute l’année, ces quadrupèdes offrent ainsi une solution à la fois écologique et économique, indique-t-on chez Ipalle. Attention toutefois si vous passez à proximité de Chance, Praline, Théodore ou d’un de leurs comparses. Il est demandé de ne pas leur donner de nourriture, au risque d’affecter leur santé. Les ovins ont en outre de quoi se régaler à satiété et viennent à bout des brins d’herbe les plus inaccessibles depuis le haut des talus aux bordures de prairies."

En laissant faire la nature et avec le travail des ovins, l’intercommunale entend franchir ainsi un pas supplémentaire en matière d’éco exemplarité.