La NBA arrêtée à un mois des playoffs: plus de 500 millions de pertes en cas d’arrêt !

Dans la foulée, Adam Silver, le boss de la ligue, a décidé de suspendre la saison !

La NBA arrêtée à un mois des playoffs: plus de 500 millions de pertes en cas d’arrêt !
©AFP

Dans la foulée, Adam Silver, le boss de la ligue, a décidé de suspendre la saison !

Si dans un premier temps, les responsables de la NBA avaient évoqué des matchs à huis clos, voire délocalisés, la décision prise dans la nuit de mercredi à jeudi est bien plus radicale : la saison est suspendue pour un mois. Au mieux donc, les joueurs retrouveraient les parquets le 12 avril prochain.

Une décision forte qui fait suite à un fait tout aussi important. Le Français Rudy Gobert a été diagnostiqué positif au coronavirus. Il est le premier joueur NBA à être touché par la maladie et Adam Silver, le boss de la Ligue, n’a pas souhaité prendre le moindre risque en optant pour cette décision radicale.

Après Daniele Rugani, le joueur de la Juventus, Rudy Gobert est donc le deuxième grand sportif touché par le coronavirus. Une contamination qui n’était qu’une question de temps même si le Français n’a certainement pas été le plus prudent ces derniers jours. Pas plus tard que lundi, après sa conférence de presse, il s’est amusé à toucher tous les micros qui étaient en face de lui…. avec un large sourire. Sans aucun doute, Rudy Gobert n’a pas pris cette pandémie au sérieux et le karma s’est retourné contre lui. Ses coéquipiers ont également expliqué qu’il n’avait pas du tout été précautionneux dans les vestiaires en touchant ses coéquipiers et certaines de leurs affaires.

Alors rien ne dit que le pivot tricolore était le "patient zéro" mais toujours est-il qu’avec un peu plus de prudence et de sérieux, cette situation aurait, peut-être, pu être évitée. Plus tard dans la journée, on apprenait que son coéquipier, Donovan Mitchell, était lui aussi testé positif au coronavirus ! L’ailier du Jazz est le seul qui a été testé positif (mis à part Rudy Gobert) parmi les 58 autres joueurs qui ont subi l’examen au sein de leur franchise. À noter que les Cavs, les Knicks, les Celtics, les Pistons et les Raptors, tous adversaires du Jazz lors des dix derniers jours, ont été placés en quarantaine.

La suite ? Elle est parsemée de questions : la saison va-t-elle être annulée ? Les rencontres vont-elles être rejouées plus tard ? Les joueurs vont-ils être confinés et pourront-ils s’entraîner ? Tant d’interrogations qui devraient trouver des réponses dans les jours qui viennent.

En attendant, cette année 2020 est un véritable cauchemar en NBA après les décès de David Stern, de Kobe Bryant et maintenant la suspension de la saison pour un mois. "On annule les événements sportifs, l’école, le travail. Ce qu’on devrait vraiment annuler, c’est 2020", conclut LeBron James.

NBA: Plus de 500 millions de pertes en cas d’arrêt !

En moyenne, chaque équipe NBA empoche près de deux millions par match entre la vente des tickets, le merchandising et les frais de parking.

Une annulation de la saison entraînerait une perte sèche de plus de 515 millions d’euros, soit 1/18e des neuf billions annuels. Outre les franchises, d’autres comme les diffuseurs locaux ou les employés vont également le sentir dans leurs finances. "Bien sûr, l’autre chose que l’on perd, c’est l’impact émotionnel des matchs , explique Andrew Zimbalist, économiste du sport. C’est par exemple cet enfant de 10 ans qui vient à un match, qui demande pour recevoir le maillot de son joueur préféré pour son anniversaire et qui devient un fan. C’est un moment déterminant dans la formation d’une fan base pour une franchise. Et si les matchs sont annulés pour un certain temps, ce ne sera plus là pour un moment." Il est donc difficile de quantifier les pertes concrètes d’une annulation de la saison mais deux semaines d’arrêt pourraient se traduire par un nombre à neuf chiffres !

La NBA à l’arrêt : deux précédents déjà

Jamais une telle décision n’avait été prise dans le passé en NBA.

Arrêter la saison à un mois des playoffs, c’est une grande première. Il faut d’ailleurs remonter quelques années en arrière pour trouver traces de matchs annulés au sein de la Grande Ligue, mais les raisons étaient bien différentes. Le lock-out de la saison 98-99 est certainement le premier exemple qui vient à la mémoire de tous les amoureux du basket.

À l’époque, faute d’accord entre les joueurs et les dirigeants, tout le monde décide de se tourner les pouces du 1er juillet 1998 au 18 janvier 1999 pour un total de 191 jours à l’arrêt. La saison débutera finalement début février avec seulement 50 matchs à la clé. Le deuxième gros lock-out que la NBA a connu s’est produit douze ans plus tard, lors de la saison 2011-2012. À l’époque, la Ligue expliquait perdre beaucoup d’argent et les propriétaires souhaitaient que les salaires des joueurs soient revus à la baisse, ce qui n’était bien évidemment pas de leur goût. Résultat : 16 matchs à la trappe et une saison qui a débuté le jour de Noël.

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