Jayson Tatum est entré dans une nouvelle dimension : celle des superstars

L’ailier de Boston éclabousse la League par son talent depuis plusieurs mois et s’est offert le scalp de Kevin Durant, rien que ça !

Jayson Tatum est entré dans une nouvelle dimension : celle des superstars
©DR

A seulement 24 ans, et dans sa cinquième saison NBA, Jayson Tatum a franchi un cap dans sa jeune carrière. Pour preuve : quand on arrive à faire passer Kevin Durant pour un joueur lambda en playoffs, ça en dit long sur la performance du bonhomme. Du haut de ses 2m03 (pour 95kg), le natif de Saint-Louis dans le Missouri a régné en maître sur cette série du premier tour des playoffs face aux Brooklyn Nets avec, à la clé, un violent coup de balai (4-0) offert par des Celtics en feu. Quand on le regarde jouer, tout semble facile. Le garçon dégage une sérénité incroyable. Une confiance qui lui vient… du travail. Car avant d'être la superstar du moment, Jayson Tatum a travaillé. Beaucoup travaillé pour arriver à ce niveau d'excellence. Et ce, depuis sa plus tendre enfance. Alors qu'il était encore en High School, il se levait à 5h30 du matin, passait sa tête dans la chambre de sa maman pour lui dire qu'il allait s'entraîner. Pendant une heure et demie, avant le début des cours, le "petit" Jayson enchaînait déjà les shoots, seul, dans le gymnase. "Je me souviens que le seul jour où il ne s'est pas entraîné, c'était après notre victoire dans le championnat d'Etat", explique Frank Bennett, son coach en High School, dans les colonnes de Bleacher Report. Une éthique de travail qui ne lui a cependant pas permis de décrocher la première place de la draft en 2017. Philadelphie et les Lakers lui ont respectivement préféré Markelle Fultz et Lonzo Ball. Grave erreur dont ils s'en mordent certainement encore les doigts.

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Une discussion salvatrice

Si aujourd'hui, les Verts sont de retour au sommet de la hiérarchie, le début de saison ne laissait pas présager d'un si beau futur. Dixièmes avec un bilan de 20 victoires pour 21 défaites au début du mois de janvier, les Celtics ont complètement renversé la vapeur pour finalement terminer la saison en boulet de canon à la 2e place à l'Est (51 victoires pour 31 défaites), soit un run de 31 victoires pour 10 défaites. Le tout, bien évidemment, orchestré par Jayson Tatum… après une discussion et une mise au point avec celui qui est aujourd'hui son lieutenant, Jaylen Brown. A l'époque, beaucoup de questions se posaient autour de leur association : Jayson Tatum et Jaylen Brown étaient-ils capables de jouer ensemble ? Face à cette situation compliquée, les deux hommes ont décidé de mettre les points sur les "i". Une discussion en interne, les yeux dans les yeux, pour remettre l'église au milieu du village. "Notre discussion ? C'était bien, expliquait-il à l'époque. Nous vivons dans un monde avec nos téléphones et la télévision. Nous sommes au courant de tous les débats autour de nous comme quoi nous ne pouvons pas jouer ensemble, que les Celtics doivent faire partir l'un de nous deux. Nous avons simplement discuté tous les deux sur le fait d'être ici et de vouloir trouver une solution. D'ailleurs, l'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs. Aujourd'hui, nous sommes sur la même longueur d'onde. Nous le savons : nous pouvons compter l'un sur l'autre pour nous protéger et nous allons tout faire pour trouver des solutions, peu importe ce que les gens vont dire." Des déclarations fracassantes, au micro d'ESPN, qui ont été suivies d'effet.

Des victoires en pagailles, des prestations dignes d’un MVP et aujourd’hui, le sweep de l’un des grands favoris au titre. Depuis le début des playoffs, Jayson Tatum est sur une autre planète et mène cette équipe des Celtics vers la victoire en vrai leader qu’il est. Jaylen Brown a trouvé son rôle en tant que lieutenant de luxe et la franchise en ressort gagnante avec un niveau de jeu, des deux côtés du terrain, qui laisse rêveur.

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Jusqu’où peuvent-ils aller ?

Sortir les Nets de Kevin Durant et de Kyrie Irving de cette manière, c’est faire passer un message plutôt clair à la League : il faudra compter sur les Celtics dès cette saison. Avec son jeune duo infernal, le retour en forme d’Al Horford, l’éclosion de Robert Williams dans la peinture, la défense de fer de Marcus Smart ou encore l’arrivée de Derrick White et Grant Williams qui s’est mué en parfait homme de l’ombre, Boston est armé pour toutes les batailles. La prochaine risque d’être un sacré morceau puisque ce sera plus que probablement face aux Bucks de Giannis Antetokounmpo, champion en titre et en quête du doublé. Alors, après avoir "éteint" Kevin Durant, Boston peut-il remettre le couvert face aux Bucks et contenir le double MVP grec ? Et pourquoi pas serait-on tenté d’écrire, surtout dans cette dynamique positive. Avec l’avantage du terrain et un Jayson Tatum en feu, les joueurs du coach rookie Ime Udoka n’ont peur de rien. L’avenir, en tout cas, s’annonce radieux pour cette franchise légendaire alors que Jayson Tatum, lui, s’érige déjà parmi les meilleurs joueurs du monde, à seulement 24 ans. Sky is the limit…

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