Manu Lecomte devra assumer son statut chez les Belgian Lions: "La pression me rend meilleur"

C’est donc en digérant l’annonce soudaine et inattendue de la retraite internationale de Sam Van Rossom, leur emblématique capitaine, que les Belgian Lions ont dû préparer leurs deux prochains matchs de qualification pour la Coupe du monde 2023, ce jeudi face à la Slovaquie à Mons et dimanche en Serbie.

Media Day Belgian Lions
©Photo News

Prolongé d’une saison par son club de Valence à la condition qu’il fasse l’impasse sur l’équipe nationale, le Gantois de 36 ans devra donc s’en tenir au rôle de supporter ce soir à la Mons Arena.

Sur le terrain, c’est Manu Lecomte qui aura la lourde tâche de combler son départ en endossant désormais le costume de premier meneur à temps plein en équipe nationale. À 26 ans, le Bruxellois voit d’un coup son statut chez les Belgian Lions prendre une autre dimension.

Manu Lecomte, quel a été votre réaction lorsque Sam a annoncé au groupe qu’il mettait un terme à sa carrière internationale ?

"Comme tout le monde, j’ai été surpris. Ce fut un petit choc pour nous. Nous venions de battre les Pays-Bas (NdlR : samedi en match amical) et l’ambiance dans le vestiaire était donc joyeuse. Quand il s’est présenté devant nous pour nous annoncer son départ, cela a été un ascenseur émotionnel. Sam était un pilier de l’équipe. Il nous manquera beaucoup. Je comprends totalement sa décision, car l’opportunité de prolonger dans un club comme Valence, où il a déjà connu tellement de belles choses, pouvait difficilement se refuser à ce stade de sa carrière. On ne peut que respecter son choix après tout ce qu’il a apporté à l’équipe nationale durant sa carrière."

Qu’est-ce que vous retiendrez de lui en tant que coéquipier chez les Lions ?

"Son immense professionnalisme. C’était un capitaine et un leader exemplaire sur le terrain et en dehors. Sam est une super personne qui insufflait toujours énormément d’énergie positive dans le groupe. Il a toujours tout donné pour l’équipe nationale. Son talent et son expérience manqueront beaucoup à l’équipe. Mais même s’il ne sera plus sur le terrain avec nous, son impact sur l’équipe restera. Il nous a transmis sa mentalité de battant tout en apportant beaucoup de confiance à chacun d’entre nous."

Son départ a une conséquence directe sur vous puisque vous montez dans la hiérarchie en devenant le premier meneur de l’équipe nationale. Cela vous met-il plus de pression sur les épaules ?

"J’aurai sûrement plus de temps de jeu et donc plus de responsabilités. Mais ça ne me fait pas peur. J’ai toujours aimé être confronté à des challenges. J’aime la pression, elle me rend meilleur. Je sais ce que je sais faire et je me sens prêt à assumer ce nouveau statut et à passer un palier en termes de leadership sur le terrain. Mon jeu est quelque peu différent de celui de Sam, je me base plus sur ma vitesse et c’est donc avec mon style que je devrai combler son départ. J’ai confiance en moi."

Vous sortez d’une très bonne saison en Lituanie. Le moment semble donc opportun.

"J’ai incontestablement réalisé la meilleure saison de ma carrière professionnelle. Avec Jonava, je suis parvenu à m’imposer en recevant beaucoup de responsabilités. Mais je sais que je peux encore faire mieux. J’en suis à un stade transition dans ma carrière. Je dois pouvoir m’imposer de plus en plus comme un leader tout en continuant à progresser. Mon rôle en équipe nationale peut m’aider à encore franchir des étapes."

Et vous offrir une belle vitrine pour attirer les convoitises des clubs.

"C’est vrai que je serai sans doute plus exposé. Mais je ne suis pas du genre à m’inquiéter pour mon avenir. Même dans les moments plus difficiles, je reste toujours optimiste. Il existe déjà de l’intérêt de la part de plusieurs clubs. Mais il est clair que de bonnes prestations avec les Lions pourraient encore faire bouger les choses. Ma priorité est de rejouer en Coupe d’Europe. Un match par semaine, je trouve ça trop peu (rires)."

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