Coupe du monde : Porto Rico impressionne, les Belgian Cats déchantent offensivement

La Belgique a un pied en quart de finale de la Coupe du monde, c’est le point positif à retenir après la prestation difficile face à Porto Rico.

Christelle Warnotte (avec Belga)

Les Belgian Cats sont pratiquement assurées de disputer les quarts de finale de la Coupe du monde féminine de basket-ball qui se joue en ce moment en Australie. C’est la bonne nouvelle du jour et c’est la seule chose qu’on a envie de retenir après le duel de ce samedi face à Porto Rico (65-68).

Alors qu'on pensait vivre un match « tranquille » face à la 17e nation mondiale, les joueuses belges nous ont donné des frayeurs. Accrochées par une équipe portoricaine, il est vrai, très séduisante – "cette équipe de Porto Rico n'avait rien à voir avec celle que nous avons battue de 30 points dans le passé" a d'ailleurs confié Kyara Linskens après la rencontre – les Belgian Cats ont souffert.

Off day ? Sans aucun doute, au niveau offensif. Difficile de prendre le large quand on affiche un pourcentage de réussite de 38 % (il était de 51 % la veille face à la Corée). "On a eu un match très très difficile parce qu'on a shooté qu'à 21 % à 3 points (NDLR : 4/19)", confirmait Valéry Demory, le coach des Cats. Heureusement, la défense a tenu. Effectivement. Sans cela, la Belgique repartait bredouille. Parce qu'en face le trio Guirantes (27 points), O'Neill (11 points) et Hollingshed (10 points) a joué sans complexe. On soulignera aussi la très belle défense – agressive et compacte – mise en place par les Portoricaines. Les joueuses du coach Batista ont aussi parfaitement coupé les lignes de passe, provoquant un sentiment de frustration à certains moments dans les rangs belges, d'autant que l'arbitrage a, lui aussi, connu un jour sans !

Heureusement, les Cats ont pu compter sur leur intérieure Kyara Linskens, auteur d'une prestation sans faille avec notamment 24 points et 13 rebonds. "Elle a fait un grand chantier aux rebonds et dans les paniers intérieurs. Cela nous a fait beaucoup de bien. C'est une joueuse que j'aime bien dans la raquette. Elle a de bonnes mains. C'est pour ça que je l'ai fait signer à Montpellier. Je veux encore la faire progresser dans l'intensité", a souligné le tacticien français.

Interrogé sur la discrétion d'Emma Meesseman en attaque (3/11 aux tirs), Valéry Demory n'a pas donné d'explication : "Je ne sais pas pourquoi. Elle a les shoots ouverts et pour l'instant, elle ne les mets pas. Elle doit en être frustrée. Heureusement, c'est une joueuse très intelligente. Elle compense en défense (NDLR : 12 rebonds) et en donnant des assists aux copines (NDLR : 11 sur les 26 de l'équipe)."

Notons aussi que depuis le début du tournoi, notre capitaine belge a en permanence deux, voire trois adversaires sur elle dès qu’elle a le ballon. Et si la Belgique est restée calme et n’a pas tremblé dans le money-time alors que Porto Rico se montrait très menaçant, c’est grâce aussi à l’expérience et à l’intelligence de jeu d’Emma Meesseman qui reste la pièce majeure de l’échiquier belge.

Restée au jeu 37 minutes ce samedi, le jour de repos programmé ce dimanche tombe à point pour l’intérieure yproise, comme pour le reste de l’équipe qui aura besoin de se ressourcer mentalement.

Le prochain match est programmé ce lundi (3 h 30, heure belge) face à une équipe de Bosnie-Herzégovine qui n’est décidément pas au mieux de sa forme (battue 66-99 par la Corée ce samedi).


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