Faut-il s’inquiéter pour Emma Meesseman? "On verra…" En attendant, la Belgique a séduit face à la Bosnie

Blessée à l’entame du troisième quart temps contre la Bosnie, Emma Meesseman n’est plus remontée au jeu. C’est l’inquiétude dans le clan belge.

Christelle WARNOTTE
Faut-il s’inquiéter pour Emma Meesseman? "On verra…" En attendant, la Belgique a séduit face à la Bosnie
©BELGA

Alors que les Belgian Cats célébraient dans le rond central leur qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde féminine de basket-ball en Australie sous le regard du nouveau champion du monde de cyclisme sur route Remco Evenepoel et de la vice-championne Lotte Kopecky, une joueuse manquait à l’appel : Emma Meesseman.

Touchée au mollet lors d’un contact en début de troisième quart temps, la capitaine avait demandé à sortir. On ne la revoyait plus au jeu.

Faut-il s’inquiéter pour Emma Meesseman? "On verra…" En attendant, la Belgique a séduit face à la Bosnie
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Simple mesure de précaution ou y a-t-il lieu de s’inquiéter pour la suite du tournoi de l’intérieure yproise ? À la question posée à un membre du staff à l’issue de la rencontre, un « on verra » ne rassure pas. On a aussi appris qu’Emma Meesseman devrait passer une échographie ce jour.

Quoi qu’il en soit et s’il s’avère que la blessure est plus grave que ce que l’on espère, c’est un coup dur pour les Belgian Cats. Emma Meesseman est le métronome de cette équipe et c’est elle qui, ce lundi, a réduit quasi au silence Jonquel Jones, finaliste en WNBA avec Connecticut. Celle-là même qui avait planté 44 points, 18 rebonds et 4 assists en novembre 2021 lors du duel entre la Belgique et la Bosnie dans le cadre des qualifications pour l’Euro 2023.

Certes, cette équipe de Bosnie est visiblement démobilisée (des problèmes financiers semblent à la base d’une démotivation du groupe), mais encore fallait-il imposer sa touche et offrir une prestation rassurante après le match en demi-teinte face à Porto Rico. Mission accomplie, peut-on écrire à l’issue du match (85-55). Les joueuses de Valéry Demory ont séduit ce jour et notamment par :

1. Une belle pression défensive

Point principal de satisfaction : une défense bien en place, très agressive et mobile. Ça pourrait être la clé face à la Chine, ce mardi, dans l’ultime rencontre de ce groupe A, même si, ne nous leurrons pas, l’opposition sera d’un tout autre niveau.

2. 27 points en périphérie

Les Cats ont aussi retrouvé une belle précision à distance, à l’image d’une Hind Ben Abdelkader, auteur d’un 4 sur 7 à 3 points. Julie Vanloo signe, pour sa part, un 3 sur 7 à distance.

3. Maxuella Lisowa, la révélation du tournoi

Comment également ne pas évoquer la prestaion cinq étoiles de Maxuella Lisowa. À 21 ans, l’ancienne ailière des Castors Braine confirme tous les espoirs placés en elle. La FIBA ne s’était d’ailleurs pas trompée en plaçant, avant le début de la compétition, notre espoir belge dans le Top 5 des joueuses prêtes à briller à Sydney. Hargneuse en défense, combative, vive, Maxuella Lisowa franchi un nouveau cap sur cette Coupe du monde.

4. Un banc qui confirme

On l’a maintes fois répété, pour franchir un palier, la Belgique a besoin d’une plus grande profondeur de banc que par le passé. Cela semble être le cas aujourd’hui et on s’en réjouit.

Tout roule donc pour les Belgian Cats qui peuvent encore accrocher la deuxième place du groupe. Ne reste plus qu’à croiser les doigts pour notre fer de lance national. Parce que sans elle sur le terrain, la tâche deviendrait extrêmement difficile, mais pas impossible.

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