Cette deuxième journée à Chicago a permis de se rendre compte de l’aura de LeBron James et de Giannis Antetokounmpo


S’il fallait résumer cette deuxième journée dans la Windy City en un seul mot, celui qui collerait le mieux à la réalité, ce serait « folie » ! Si vendredi, à l’occasion du Rising Stars, on avait eu doit à un aperçu de l’engouement des fans de la NBA pour les jeunes joueurs, celui-ci était à mille lieux de ce qu’on a vécu ce samedi. Contrairement à vendredi, l’entrainement était ouvert au public et rapidement, la foule s’est amassée devant les différentes entrées de la Wintrust Arena. Une salle qui était presque comble (on parle d’environ 10.000 personnes) pour voir à l’œuvre, le temps d’un moment, les plus grandes stars de la NBA. 

En apéritif, ils ont eu droit aux participants aux différents concours. Et visiblement, les Américains aiment les belles histoires car le joueur qui était le plus plébiscité par les médias, outre le régional de l’étape, Zach LaVine, n’était autre que Dwight Howard, ancien vainqueur du concours de dunks et de retour cette année pour espérer remporter un nouveau titre.

L’entrée a ensuite été servie par la « Team Giannis ». Vu la composition de l’équipe, tous les regards étaient tournés vers le Greak Freek. Sourire au visage, le Grec s’est faufilé entre les journalistes pour s’installer à son pupitre. Et mieux valait arriver tôt pour le voir car par après, malgré ses 2m11, impossible de l’apercevoir entre les appareils photos et autres caméras. Par la suite, toute l’équipe s’est retrouvée pour un « entraînement » ouvert au public qui était surtout centré autour de petits concours pour faire participer les spectateurs présents en nombre et heureux. Typiquement américain, serait-on tenté de dire. On ajoutera que Joël Embiid a également démontré ses talents… de footballeur, au contraire de Bam Adebayo qui avait plus de difficultés que le Camerounais pour enchaîner les jonglages.


Mais que dire du plat de résistance ? Son nom : LeBron James. Si certains doutaient encore que le King était sur une autre planète, tout le monde a été ramené sur terre rapidement. James Harden, Russell Westbrook et dans une moindre mesure Anthony Davis, passant pour de simples débutants à côté de l’ailier des Los Angeles Lakers. Un exemple ? Toutes les autres stars étaient précédées d’une personne de la sécurité pour assurer le passage. Le King, lui, avait au moins cinq personnes pour lui ouvrir le chemin. Un LeBron James plutôt fermé et réservé, casquette bien vissée sur la tête surmontée d’une capuche. D’autres par contre étaient plus « ouverts » à l’image de Nikola Jokic qui répondait en serbe aux journalistes ou encore de Rudy Gobert, fier d’avoir enfin été sélectionné même s’il garde encore une petite amertume quant à sa non-sélection l’année dernière. « Oui, je pense que je fais partie de ces joueurs qui sont encore sous-estimés mais c’est comme ça. Ce n’est pas grave et je continue de travailler tout en profitant à fond de l’événement », reconnaissait le double mètre du Jazz avant de passer à l’entraînement sous les clameurs d’un public complètement conquis.



Un nouveau nom pour le trophée de MVP du All-Star Game

Les hommages à Kobe Bryant continuent durant ce week-end. Cette fois-ci, c’est un trophée qui porte à présent le nom du Black Mamba : celui de MVP du match des Etoiles. « Kobe Bryant est synonyme de All-Star et représente parfaitement l’esprit global de l’événement, a expliqué Adam Silver, le commissionner de la league. Il n’a jamais évité la moindre possibilité d’être en compétition avec les meilleurs et a toujours performé au plus haut niveau devant des millions de fans à travers le monde. » Cette année sera donc encore un peu plus spécial pour celui qui sera élu MVP du All-Star Game car outre le fait d’être élu le meilleur, il sera aussi le premier à remporter le Kobe Bryant MVP Award. De quoi renforcer encore un peu plus la concurrence ? Pourquoi pas !



Adebayo, Hield et Jones vainqueurs des concours

Comme à chaque fois, la soirée du samedi a débuté avec le concours d’adresse et d’agilité composé d’un impressionnant plateau avec notamment de Patrick Beverley, Spencer Dinwiddie et Jayson Tatum, tous d’anciens vainqueurs. Mais pourtant, ce sont les « grands » qui ont été les plus habiles et qui ont dicté leur loi. Au premier tour, Bam Adebayo s’est offert Spencer Dinwiddie, Pascal Siakam a battu Patrick Beverley, Khris Middleton est venu à bout de Shai Gilgeous-Alexander alors que Domantas Sabonis a battu le champion en titre : Jayson Tatum. En demi-finale, Bam Adebayo n’a fait qu’une bouchée de Pascal Siakam alors que Domantas Sabonis a battu, sur le fil, Khris Middleton. Ce sont donc deux pivots qui se sont affrontés pour le titre de champion du skills challenge et à ce petit jeu, c’est l’intérieur du Heat, Bam Adebayo, qui remporte la mise.

Après la dextérité balle en main, ce sont les meilleurs artilleurs à trois points qui ont enflammé le parquet du United Center. Rapidement, trois concurrents se sont dégagés et ont facilement filé en finale : Devin Booker (27 points), Buddy Hield (27) et Davis Bertans (26). La finale, par contre, a donné lieu à un incroyable duel entre Devin Booker et Buddy Hield. Les deux artilleurs ont fait feu de partout et finalement, c’est le shooteur des Kings de Sacramento qui s’impose… sur son dernier tir (27 à 26).

Venait ensuite le point final de la soirée, attendu de tous : le concours de dunks. Et on peut dire que les quatre participants (Derrick Jones Jr, Aaron Gordon, Pat Connaughton et Dwight Howard) ont mis la barre très haute, à commencer par le shooteur des Bucks qui rendait hommage au célèbre film « Les blancs ne savent pas sauter » se transformant en Woody Harrelson et en dunkant au-dessus d’un invité. Malheureusement, ce dunk n’a pas été apprécié à sa juste valeur (45) et ce résultat lui coûtait sa place en finale. Décevant, Dwight Howard n’est pas entré dans les discussions pour une place de finaliste au contraire de Derrick Jones Jr et d’Aaron Gordon qui filaient vers la victoire. Une finale absolument incroyable qui voyait l’ailier du Heat enchaîner les dunks les plus originaux les uns que les autres dont un certain avec un invité qui jetait la balle sur la tranche de la planche, Derrick Jones la reprenant en passant au-dessus de lui sans oublier de passer la balle entre ses jambes. Un nouveau 50 qui mettait Aaron Gordon dans le doute mais l’ancien finaliste savait lui répondre en réalisant un incroyable 360 après que Markelle Fultz ait lancé la balle sur la tranche. Au final, il faudra deux dunks supplémentaires aux finalistes pour se départager et même s’il a passé un dunk au-dessus de Tacko Fall (2m26), ce n’était pas suffisant pour Aaron Gordon pour remporter ce titre qui lui file une nouvelle fois entre les doigts. Même si le public était un peu déçu des dernières notes, Derrick Jones mérite ce titre tant il a fait preuve d’originalité pendant tout le concours. Cette soirée du samedi s’est donc terminée sur un véritable feu d’artifice qui annonce de grandes choses et beaucoup d’émotion pour le match des Etoiles prévu dans la nuit de dimanche à lundi.