Basket

Ostende est passé au travers du Game 2 mais est loin d'avoir dit son dernier mot.

6 pertes de balle, 5 rebonds offensifs subis, 3 lancers ratés et un Sanders dans un état de grâce (10 points) : cette fois-ci, le BC Ostende a complètement perdu la boule dans le dernier quart. Le club champion, qui n’a jamais mené dans la rencontre et qui a plusieurs fois touché au but (51-53, 53-55, 56-59) a clairement manqué de réalisme sur un dribble de trop, une passe mal calibrée ou un shoot pris précipitamment.

Comme attendu et comme toutes celles à venir, la rencontre fut âpre physiquement. La 72 ème sortie officielle des Giants cette saison débouche donc sur une égalisation à 1 partout en finale des playoffs.

«On n’a pas offert beaucoup de solutions à Ostende, c’est la différence avec la première rencontre» observait Roel Moors. Un match qui se sera joué sur quelques possessions. «Cette fois, on a contrôlé le match pendant 40 minutes. On a montré du caractère. Le petit score n’est pas une coïncidence, mais nous les coachs on préfère ça à un score de 80-85. Les équipes manquent peut-être de lucidité à ce stade-ci de la saison. Elles sont consistantes en défense et cela se joue sur des détails. »

Avec 13 points, 6 rebonds,1 block et même si il a profité du retrait pour fautes de Thompson, Moses Kingsley fut partie prenante au succès anversois. Bloqué au dos, l’intérieur nigérian ne s’était pas entraîné la semaine passée. «Il a bien bossé et assure une présence en défense. On sait ce qu’il peut faire pour le bien de l’équipe. Moses est important dans notre dispositif » relevait Moors.

Dario Gjergja n’a pu s’appuyer sur des Sanders ou Kingsley pour faire la différence. Comme Djordjevic, le coach ostendais reconnaissait le mérite anversois. «Il faut accepter l’idée qu’on ne mérite pas de gagner. Chaque fois qu’on revient à deux points, on commet des pertes de balle. On doit soigner les détails. Je pense à notre défense sur le pick’n roll, à notre façon de réagir sur les traps, à nos lancers et à ces possessions galvaudées. »

Alors qu’il souffre défensivement avec la vitesse d’exécution anversoise, Dusan Djordjevic est un peu le reflet de l’impuissance ostendaise. Avec tout le talent offensif autour de lui, le Général peut ordinairement se contenter de réguler le tempo et de servir le coéquipier en feu. Ici, le guard serbe de 36 ans a dû se résoudre à jouer au pompier de service. Il l’a bien fait (12 points, 5 fautes provoquées, 3 rebonds et 3 assists) mais n’a pas été suivi.

Les deux équipes se retrouvent ce mardi à Anvers.