Ce lundi, c'est un monument du basket belge qui a tiré sa révérence. Alors certes, c'était un secret de polichinelle mais c'est désormais officiel: Axel Hervelle ne jouera plus au basket. Dans un long entretien de 50 minutes accordé à Tak-Tika, l'ancien international reviens sur les grands moments de sa carrière.

Pas le meilleur 

C'est à l'âge de 5 ans que le papa d'Axel Hervelle oriente son fils vers le monde de la balle orange. "J'ai grandi avec Michael Jordan et les Chicago Bulls à la télévision. J'ai rapidement pris du plaisir et j'ai eu l'ambition d'en faire un métier." Et à 16 ans, il prenait la direction de Pepinster où il a côtoyé un certain Guy Muya. "C'est plus que de l'amitié avec Guy et il n'y a que le basket qui peut procurer ce genre de sentiment. Avec Guy, c'est toujours spécial et on essaye d'oublier le basket quand on est ensemble." Tout au long de sa carrière, Axel Hervelle a joué avec des gars talentueux, bien plus que lui et il ne s'en cache pas. "J'ai vite compris que je n'étais pas le plus doué. Il y avait des jeunes gars plus doués que moi et j'ai compris que le travail était la solution pour combler mon retard. C'est Niksa Bavcevic qui m'a donné cette manière de voir les choses."

La NBA: pas de regret 


Drafté par les Denver Nuggets en 2005, Axel Hervelle n'a finalement jamais foulé les parquets NBA. "J'ai eu l'occasion de faire un essai là-bas et c'était une super-expérience. Maintenant, je voulais m'affirmer en Euroligue, je voulais vivre un Final Four en Europe. J'étais dans un club avec une super organisation, j'avais du temps de jeu et de l'impact. Je voulais jouer, être sur le terrain et j'avais aussi peur de ne pas avoir cet impact à ce moment-là. Je n'ai aucun regret, j'ai assumé et les années suivantes ont été magnifiques pour moi."

La retraite: une décision difficile

"Je suis revenu en Belgique pour gagner un titre et essayer d'avoir un impact sur le basket." Finalement, Axel Hervelle terminera sa carrière sans titre au niveau national, un comble, même s'il n'est pas passé loin l'année dernière en coupe de Belgique, battu par Anvers en finale. "Ca a été difficile d'arrêter car je pense qu'on pouvait faire quelque chose sur le plan sport avec 1-2 mois en plus. Je voulais encore jouer ces deux mois et donner tout ce qui me restait. Ces deux mois auraient pu être l'apothéose de ce que j'ai donné au basket. J'ai longtemps hésité mais vu les circonstances, les difficultés de jouer dans les conditions actuelles, c'était la meilleure chose à faire. J'ai d'ailleurs beaucoup de respect pour ce que font les joueurs actuellement."

Une fierté d'être un Belgian Lions

Tout au long de sa carrière, Axel Hervelle a été le porte drapeau du basket belge et il n'a jamais refusé une sélection en équipe nationale. "La première fois que j'ai été sélectionné, je devais avoir 15-16 ans et c'est l'une des plus grandes fiertés pour moi de jouer pour la Belgique. Ce sentiment, je l'ai toujours eu et c'était un honneur de représenter mon pays dans les plus grandes compétitions. J'y ai toujours pris beaucoup de plaisir."