Le Nigeria, qui compte plusieurs joueurs de la NBA dans ses rangs et Mike Brown, un ancien entraîneur du plus puissant championnat de basket au monde, à sa tête, se sont imposés grâce à leur grande adresse à distance (20 sur 42), dont six paniers à 3 points inscrits par Gabe Vincent (Miami Heat), leur meilleur marqueur dans ce match (21 pts au total).

Côté américain, la star des Brooklyn Nets Kevin Durant est le meilleur scoreur avec 17 points.

"Je suis presque heureux de ce qui s'est passé", a commenté Gregg Popovich, le coach américain, ajoutant que les Nigérians avaient eu le luxe de s'entraîner ensemble depuis juin, quand son équipe ne s'est retrouvée que quatre jours plus tôt. La défaite doit être prise comme une expérience lors d'une phase d'apprentissage, pas comme "la fin du monde", a-t-il poursuivi.

En 2012, les États-Unis avaient atomisé le Nigeria de 83 points (156-73) lors des JO de Londres. Ils s'étaient encore imposés de 44 points (110-66) lors d'un match amical en 2016.

La chaîne CBS a qualifié la performance américaine de "l'une des plus grandes défaites de l'histoire (sportive, NDLR) internationale". "Est-ce que l'incroyable débâcle de Team USA face au Nigeria prouve que l'exceptionnalisme américain dans le basket est mort ?", s'est interrogé The Athletic.

Les Etats-Unis, qui ont remporté trois titres olympiques de basket-ball masculin depuis qu'ils se sont contentés du bronze aux JO d'Athènes de 2004, cherchent à retrouver leur domination mondiale après avoir terminé à la 7e place de la Coupe du monde en 2019.

Ils jouent contre l'Australie, classée troisième national au monde, en match amical lundi.