Le club de la capitale et la Ville de Bruxelles ont signé une nouvelle convention.

Le Brussels avait convié la presse en milieu de semaine pour la signature de la convention le liant à la Ville de Bruxelles les trois prochaines années. Trois points ont été abordés : l’augmentation des subsides, la pérennisation de matchs importants au Palais 12 et de meilleures conditions de travail à Neder.

A l’image de cette acoustique déficiente dans sa minuscule salle de presse (« J’ai un peu honte et je comprends la frustration du staff » opinera l’Echevin), le Brussels est à l’étroit et pas nécessairement heureux dans ses installations communales. « La Ville est la première consciente que les infrastructures ne correspondent pas aux ambitions du club. Comme une nouvelles salle n’est pas possible financièrement pour cette législature, on a voulu - en augmentant les subsides de façon substantielle et en liant les performances du club à des primes – démontrer la confiance de la Ville envers son club. »

Benoît Hellings, l’Echevin des Sports et du Climat de la Ville de Bruxelles, ne peut promettre la lune et a plutôt les pieds sur terre : «J’ai très vite vu le potentiel d’attractivité du club. D’un autre côté, je ne peux pas faire de vaines promesses mais j’avais envie de sécuriser le club et ses jeunes. Cette convention est un signal fort. Elle signifie que la Ville est derrière son club-phare… »

La convention entre le Brussels et la Ville de Bruxelles

- Elle passe de 150 à 200.000€ annuels

- Le subside pour l’Ecole de Jeunes passe de 75 à 100.000€

- Un subside de 50.000€ a été accordé pour du matériel de préparation physique

Des primes à la performance sont aussi accordées au club si il atteint les playoffs (5.000€), les demi-finales (10.000€), la finale (15.000€) ou le titre de champion de Belgique (25.000€). Si le club joue la Coupe d’Europe ou si il passe un tour, des primes (15.000€) sont également offertes..

4 matchs en 2020-21 au Palais 12 ?

Le Brussels a perdu son sponsor Maillot et certains partenaires importants ne renouvellent plus leur aide du fait de l’absence de salle et de l’absence de structure pour accueillir des VIP. «Le Palais 12, c’est notre seul produit d’appel envers les partenaires. Jouer 3-4 matchs sur une saison comme un Season Opener, l’Eloya Game de décembre, le Wilink Game plus tard, un dernier match à enjeu et attirer chaque fois 5-6000 personnes permetrait d’augmenter notre budget» confirme Serge Crevecoeur. Même si elle en a l’ambition, la Ville n’est pas encore en mesure de confirmer ces rencontres mais ça négocie. Le sujet est discuté avec Brussels Expo. «On travaille à l’idée de pérenniser des matchs importants en ce lieu » confirme l’échevin.

Des ajustements à Neder

Le Brussels dispose d’un local Balnéo (matériel de kiné, bain froid, outils de récupération) et des nouveaux matériaux de préparation physique qui ne le contraignent plus à se déplacer dans des salles de musculation. «Depuis 4 ans, on est le meilleur club francophone. C’est pas mal pour un club qui est en D1 depuis 6 ans. Mais en basket de haut niveau, et je ne parle pas ici en termes d’effectif, si vous êtes immobile au niveau des structures et des infrastructures, les autres clubs passent devant » témoigne Crevecoeur. «Actuellement, le Brussels est le seul club de Bruxelles capable d’amener un titre de champion de Belgique » espère l’échevin.

Neder devrait – comme le Palais du Midi – profiter à terme d’une nouvelle tribune, mais toujours en bon voisinage avec les autres usagers du hall omnisports. L’Echevin a également annoncé un travail sur la mobilité et l’espace VIP. «La Ville et le club ont un intérêt à amener plus de personnes vers ce sport. Le basketball fait bouger les gosses. C’est un beau projet de quartier et de ville. Il y a moyen d’écrire une belle histoire ici» a conclu Benoit Hellings.