Le coach ne s’est pas encore exprimé sur sa fin de collaboration avec le Spirou.

Quarante-huit heures après l’annonce de son limogeage par la direction du Spirou Charleroi, Fulvio Bastianini n’a toujours pas accepté de sortir de son silence et ce, en dépit des nombreuses tentatives de contact orchestrées par la presse spécialisée. Preuve s’il en est que l’homme, qui d’habitude n’a pas peur de dire tout haut ce qu’il pense, est sans aucun doute fortement meurtri par l’épilogue brutal d’une saison guère avare en chausse-trappes de toutes natures.

Sans même parler des forces aussi occultes qu’internes au Spiroudôme qui n’ont pas manqué une occasion durant ces sept mois de galère de déforcer à chaque revers la position de ce coach choisi par l’homme fort du club (Gabriel Jean) en dépit de la sourde opposition de certains caïds moins nantis.

L’autre raison probable de ce Silenzio stampa rigoureux, c’est qu’en homme avisé, Bastianini sait parfaitement que les négociations qu’il doit actuellement mener au niveau de ses indemnités (il était dans la première saison d’un contrat garanti de trois ans) nécessitent un climat serein autant qu’une totale discrétion.

Alors que le second assistant, Fred Wuilmot (dont la fidélité à son ex-mentor n’est plus à prouver après tant d’années de collaboration), s’interroge sur son avenir avec l’équipe de D1 et pourrait souhaiter se concentrer sur la formation des jeunes (ce qui laisserait Pascal Angilis sans assistant-coach), il apparaît clairement que le courant ne passait plus vraiment entre Bastianini, qui avait hérité d’une équipe à moitié construite déjà, et certains de ses joueurs belges.

La question est désormais de savoir quel sera l’avenir de l’ex-coach de l’année. Nul doute qu’à l’heure actuelle Bastianini doit remettre en question beaucoup de choses, y compris sans doute les raisons de poursuivre dans ce milieu qui l’a profondément déçu. Ceux qui, du côté du Country-Hall, espèrent d’ores et déjà un retour de l’enfant prodigue aux cheveux blancs en seront donc peut-être pour leurs frais d’autant que la volonté du cercle liégeois semble visiblement de laisser l’occasion à Sacha Massot de faire ses gammes autant que ses preuves au coaching avant de prendre option pour le prochain exercice.