Après le Besiktas, les Spirou reçoivent un autre gros bras en CL.

Huit jours à peine après Besiktas, le Spirou accueille ce mardi soir l’AEK Athènes, l’autre grosse pointure de ce groupe E de la Champions League. Face au leader invaincu du championnat grec, il ne faut pas se faire d’illusion, les Carolos n’ont pas grand-chose à espérer.

"Il faudrait qu’on soit dans un jour faste et que de leur côté, ils soient dans une de ces soirées où rien ne rentre", sourit Fulvio Bastianini qui s’avoue franchement admiratif face à l’équipe de son collègue Jure Zdovc, ce coach au nom imprononçable qui, comme joueur, remporta jadis la Coupe des Champions avec Limoges. "Ils ont encore plus de longueurs de banc que Besiktas et c’est une équipe qui fait très bien bouger la balle. C’est très beau à voir avec un collectif bien huilé, un temps de jeu bien partagé et des joueurs grecs de complément qui sont peut-être un peu plus forts encore que les Turcs la semaine dernière."

C’est dire si Charleroi aura affaire à forte partie ce soir et ce, en étant toujours privé, outre Tumba et Iarochevitch bien sûr, de Sheperd et du grand Fusek. Mais plus que des absents, c’est de l’irrégularité chronique de ses troupes que Bastianini se préoccupe : "Par séquences, ça va et puis on se désunit. Et au lieu de se ressaisir, de réagir en équipe, les gars ont tendance à baisser les bras et à plonger encore plus."

S’ils réussissent à rester soudés et à évoluer avec enthousiasme, les Spirou peuvent espérer retarder au maximum l’échéance face à ce gros calibre européen.