Un championnat pour ceux qui ont les moyens...Les supporters oubliés

BRUXELLES La division I belge de basket est en pleine révolution. Les clubs de l'élite se réunissent mercredi soir au sein de la Ligue pour déterminer la formule du prochain championnat de division I. Athlon Ypres, Blue Fox Gand, Okapi Alost ont successivement jeté l'éponge et disparaissent du paysage de l'élite. Reste 11 formations, peut-être dix si l'audit concernant le néo-promu d'Estampuis se révèle négatif soit Ostende, Charleroi, Pepinster, Anvers, Mons-Hainaut, Hasselt, Liège, Bree, Louvain, Wevelgem, Estampuis. La firme Deloytt and Touch chargée de l'audit doit rendre publique son enquête sur Estampuis (qui reste confiant) pour la fin de la semaine. Si elle est favorable, la Fédération belge avalisera ensuite les transferts réalisés par le club hennuyer. Les clubs de la Ligue ont été obligés de repenser un nouveau système de compétition compte tenu de la réduction du nombre de clubs en division I et compte tenu aussi de l'application du système des licences dès la saison 2002-2003. Comme son homologue de l'Union belge en football, la Fédération belge de basket a décidé d'imposer au club de division I l'octroi d'une licence pour leur permettre d'évoluer au sommet de la compétition. Suivant des conditions principalement financières et structurelles, les clubs devront désormais montrer patte blanche avant de s'engager.

Un championnat en deux phases

'On s'oriente vers un championnat en deux phases', a expliqué Jean Guilbert, membre de la Ligue belge de basket. Une première phase qualificative au terme de laquelle les six premiers seront versés dans un groupe pour disputer un mini-championnat avant les play-off. Les cinq autres clubs joueront aussi un nouveau championnat dont les deux premiers rejoindront les 6 autres clubs afin de disputer des play-off classiques. Avec quarts de finale, demi-finales et finale en deux ou trois manches gagnantes. Il n'y aura pas de descendants. Le principe des licences est une bonne chose, mais il ne faudrait pas non plus comparer la situation des clubs de football avec ceux du basket. Les cas ne sont pas aussi sérieux. C'est vrai que la disparition de clubs en difficultés financières comme Gand, Alost et Ypres a déjà permis de dégraisser le noyau des 'vilains petits canards'. Les Atomics étaient aussi en difficulté, ils sont descendus en division II. Reste à voir comment Estampuis va digérer sa montée en division I pour autant que l'audit leur soit favorable. Les autres clubs de division I se portent bien et devraient décrocher leur licence pour la saison prochaine. Réduire le nombre de clubs en division I est une bonne chose pour le niveau général du basket belge. L'application du système des licences est un gage de bonne santé de tous ces clubs. Reste à accroître l'expérience européenne des clubs pour encore augmenter le niveau.