La Serbie ? C’est une somme de grosses individualités ! À nous de les empêcher de jouer en équipe."

Toujours ambitieux, Pierre Cornia, le fidèle assistant du coach Mestdagh, croit fermement à la finale pour les Cats : "C’est peut-être l’année ou jamais, celle où les planètes s’alignent comme le dit le coach. Nous sommes exactement où nous voulions, ou nous devions être selon notre plan de route. Vainqueur de groupe, quart de finale contre la Russie, on savait qu’à ce stade des demi-finales ce serait en principe la Serbie. À condition que le jeu ne soit pas haché sans cesse par des fautes professionnelles dont les Serbes se sont fait une spécialité, on a nos chances. C’est du 50/50 à la base, mais encore une fois on a les armes pour très fort les gêner."

L’un des paramètres importants de cette demi-finale sera bien sûr la défense sur Sonia Vasic, la meilleure des Serbes et un poste 3 dominant.

"Si Anton (NdlR : Antonia Delaere) parvient à l’éteindre comme elle a pu le faire avec Musina contre la Russie, alors ça pourrait devenir sympa", glisse encore Pierre Cornia. "Les Russes sont encore un peu jeunes et naïves. Elles jouent un beau basket et défendent dur mais proprement. Les Serbes par contre connaissent toutes les ficelles. Elles sont pourries d’expérience. La Serbie - j’en prends tous les paris - va nous servir toute la gamme des coups vicieux, des tirages de maillot, les jeux à l’influence par rapport aux arbitres. Tout va y passer, faites-moi confiance. Il va donc falloir assurer et faire attention à ne pas se faire avoir par le cinéma d’Ana Dabovic et de ses petites camarades."

Et ensuite ? "Ensuite, on ne veut pas y penser avant samedi 23 h. Nous sommes totalement focalisées sur la Serbie. Le seul élément nouveau, c’est la relative contre-performance de l’Espagne. Il y a une variable biélorusse qui s’est invitée dans toutes les prévisions, que ce soit pour le bronze ou même pour l’or…"