Emma Meesseman et Ann Wauters se tiennent prêtes pour assumer les prochains objectifs notés dans leur agenda.

Les deux intérieures de l'équipe nationale se disent en bonne condition grâce à un travail individuel, mais avouent être impatientes de recommencer le basket.

Emma Meesseman a du pain sur la planche avec une saison dans le championnat professionnel nord-américain, qui serait sa 7e en WNBA, et l'intérieure flandrienne, 27 ans, est dans les blocs de départ, même si l'incertitude est de mise en raison de la situation sanitaire mondiale. "Il n'y pas encore de décision quant aux modalités de la WNBA. Il est possible que dans deux semaines, je parte aux États-Unis. Nous verrons ce qui sera décidé. Et puis, il y a les objectifs avec l'équipe nationale. J'ai toujours continué à m'entraîner et je suis en bonne condition physique. Sur le plan basket, c'est différent, nous ne pouvons que travailler individuellement. Et je pense qu'il faudra 2 à 3 semaines de préparation pour chaque équipe avant de reprendre la compétition. J'espère aussi que la saison européenne avec mon club d'Ekaterinbourg pourra se dérouler normalement. Il y a la saison classique et les compétitions européennes. Notre objectif est déjà d'aller chercher un troisième titre de suite en Euroligue."

L'Euroligue a en effet dans l'idée de clôturer la saison actuelle par un Final 8 disputé fin septembre, début octobre, en un lieu unique.

Pour ce qui est des championnats nationaux, aucune décision n'a encore été prise, "et peut-être nous ne pourrions reprendre qu'en janvier", a avancé Emma Meesseman.

Pour Ann Wauters, la situation est différente. L'intérieure waeslandienne, 39 ans, avait planifié son dernier tournoi aux JO de Tokyo, reporté d'un an. L'icône des Belgian Cats, elle-même touchée par le Covid-19 il y a plusieurs semaines, a dû adapter sa façon de penser. "Je suis dans une autre situation qu'Emma", a reconnu Ann Wauters. "Mon objectif est toujours de terminer ma carrière aux JO. D'ici là, il faut que je me maintienne en condition. Cela n'a pas été facile avec le report des Jeux et le coronavirus. L'avantage d'un sportif de haut niveau est qu'il peut rebondir et s'adapter suivant les circonstances. Il faut être flexible et large d'esprit parce que rien n'est encore certain. Quand, comment on va reprendre ? Est-ce qu'il faut un vaccin ? Il y a beaucoup de questions sans réponses. Pour ma part, je ne suis pas dans la même intensité qu'Emma, mais je suis en bonne condition et je dois rester active, pour mon genou. Je me sens déjà bien mieux physiquement et mentalement. On attend à présent de voir ce qui sera décidé pour notre sport, mais il faut rester positif. C'est le message que je veux faire passer", a ajouté Ann Wauters qui a expliqué qu'il était trop tôt pour évoquer sa situation en club.