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Emma Meesseman a encore du mal à croire qu'elle est championne WNBA. "Je ne réalise toujours pas à cent pour cent", a confié l'intérieure flandrienne dans une contribution pour Players' Voice sur le site de la fédération internationale (FIBA).

Meesseman a remporté le titre en WNBA avec Washington Mystics au terme d'une finale contre Connecticut Sun. En prime, la Belgian Cat a été élue MVP (Most Valuable Player), meilleure joueuse des finales.

"Je n'arrive pas à croire qu'il y a seulement trois semaines j'étais à Washington pour célébrer le titre en WNBA", a déclaré Meesseman. "J'étais tellement bouleversée par tous ces sentiments. Normalement, je suis très calme, mais ces finales m'ont stressée! Au cours du dernier match, j'avais une sensation permanente de papillons dans l'estomac. Je savais qu'il y avait de grandes chances que nous devenions championnes, mais je n'ai jamais vraiment voulu le dire à haute voix pour ne pas porter la poisse. J'osais à peine en rêver. Quand j'imaginais un scénario 'et si' durant la nuit, mon coeur commençait à battre à toute allure et je me réveillais en essayant désespérément de penser à autre chose. La plupart du temps, je commençais à jouer à Candy Crush jusqu'à ce que je m'endorme à nouveau. J'ai dû dépasser 100 niveaux durant ces nuits."

Après la fin du match décisif, Meesseman était fière et heureuse. "Je n'ai jamais connu un moment dans ma vie où j'ai tant voulu quelque chose et où j'ai ressenti les émotions avec autant d'intensité que lors de ces finales."

Quelques instants plus tard, elle était désignée meilleure joueuse de ces finales. "Je ne peux toujours pas croire que moi, venant de la petite Belgique, qui rêvait juste de jouer en WNBA, pouvait accomplir cela. Je pense que parfois je ne réalise toujours pas à cent pour cent"

Meesseman a été accueillie triomphalement à son retour en Belgique. Après avoir recharger les batteries, elle est de retour dans son club russe, Ekaterinbourg. "Je débute ma cinquième saison là-bas, donc à côté de Washington (où elle évolue depuis 2013, ndlr) j'ose dire que j'ai une autre 'maison loin de chez moi'. Je suis impatiente de débuter cette saison. Nous avons les mêmes objectifs que toujours: travailler dur, essayer de montrer la meilleure version de nous-mêmes et essayer de gagner à nouveau le championnat russe et l'Euroligue. Et au niveau personnel? Apprendre le russe."

Meesseman s'apprête à vivre une année "pleine de défis: Ekat, les qualifications à l'Euro 2021, le tournoi de qualification olympique et puis j'espère que l'été... vous savez que j'essaie de ne pas porter la poisse. Alors je ne le dirai pas tout haut! Croisons les doigts."