Basket

Pathétique en première mi-temps (45-16), le Brussels s’est battu jusqu’au bout.

Ostende Brussels : 74 -62

Si on s’attendait au démarrage très satisfaisant du champion sortant (3/3), le départ du Brussels (1/3) a plus déçu dans la manière que dans le résultat. L’équipe bruxelloise éprouve des difficultés à trouver ses marques et sa colonie américaine ne répond pas aux attentes.

Il n’en pas été autrement hier au Versluys Dôme avec la circonstance aggravante qu’il y a eu dans le chef des Bruxellois davantage de résignation que de rébellion. Le team de la capitale a littéralement sombré corps et âme lors des vingt minutes initiales. La révolte est venue par la suite du trentenaire Bell et de ses Belges.

Sans Lichodzijewski (cheville), le secteur intérieur visiteur pliait et rompait d’entrée avec une facilité déconcertante. Compté deux, le duo Augustin-Fairell – Spicer n’avait pesé ni sur la balance ni dans les airs face au rugueux Thompson et au prometteur Sylla : 19-9 (7e).

Ostende était sur un nuage et surclassait son adversaire. Le coach Gjergja en profitait pour faire tourner son effectif qui brillait pourtant plus par son homogénéité que par sa réussite à distance.

Que dire du Brussels, complètement hagard et sans liant ? Le groupe (qui n’en avait que le nom) de Serge Crevecoeur marquait son premier panier de plein jeu du second quart au… buzzer de la mi-temps : 45-16.

Résigné, le coach Crevecoeur introduisait le jeune Izaw Bolavie dès la 27e. Bien lui en prit, ses équipiers montraient les crocs tandis qu’Ostende se chauffait avec le corps arbitral.

Nerveux (exclusion de Schwartz, faute technique au banc, puis exclusion de Gjergja ), le BCO avait perdu toute sa fluidité. Dans l’ambiance que l’on devine et avec des Belges sur le terrain aux côtés de Bell, le Brussels avait retrouvé de la vigueur. Initié à distance avec des triples de Robeyns, Bell et Foerts, le baroud d’honneur bruxellois échouait à douze unités : 74-62.

Ostende :

24/65 (7x3), 19/28 LF, 56 reb., 19 ass., 20 ftes. Buysse 2-8, Van Der Vuurst De Vries 4-0, Schwartz 3-0, MWEMA 2-8, ANGOLA-RODAS 8-7, DESIRON 0-2, Buysschaert -, DJORDJEVIC 0-1, THOMPSON 8-0, McIntosh 10-0, SYLLA 8-3.

Brussels :

21/62 (8x3), 12/20 LF, 36 reb., 11 ass., 21 ftes. Izaw Bolavie -, LOUBRY 2-0, Bell 0-12, Foerts N. 1-5, Robeyns 2-3, Cumberbatch 2-2, Spicer à-6, BRADFORD 4-1, FOERTS J. 3-15, AUGUSTIN-FAIRELL 2-2.

Arbitres:

MM. Geller, Deblieck, Engels

Quarts:

26-11, 19-5, 12-17, 17-29.

Accroché jusqu’au bout, Mons s‘est imposé au Forum alostois au terme d’un match de haut niveau.

Alost - Mons-Hainaut 68-69

Le chiffre 13 n’aura donc pas porté malheur aux Renards qui se sont imposés de haute lutte au Forum rallié par un public nombreux en dépit des soubresauts d’une semaine agitée sur le plan extra-sportif (un problème administratif de transfert de matricule du côté alostois avait un moment menacé ce duel au sommet du groupe A).

C’est que l’affiche entre ces deux équipes invaincues promettait des étincelles. D’emblée, Arik Smith se montrait incandescent au-delà de la ligne des 6m75 (3/4). De quoi obliger Trévor Huffmann à craquer un premier temps mort après 2min 30 seulement. Si Alost dans un style plus classique arrêtait un temps l’hémorragie, Bosnic en remettait une couche en introduisant Reinhardt, tout aussi fumant que son compère Smith. Face à des visiteurs qui impressionnaient collectivement comme à la finition, Alost avait bien du mérite à ne pas craquer. Il le devait essentiellement au travail de mammouth de Maric dès proche du double-double au repos sifflé sur le score de 33-35.

Tels un gros diesel,

les Okapis étaient lentement montés en température mais dès la reprise, ils trouvaient leur meilleure carburation à l’image d’un Riley Lachance désormais chaud boulette lui aussi 45-40. Avec une attaque plus équilibrée désormais, les Okapis poussaient leur adversaire dans les cordes alors que les fautes pleuvaient sur le camp montois. Mais ceux-ci restaient calmes jusqu’au bout même s’il leur fallait attendre… 39 minutes pour enfin obtenir un lancer franc.

Alors que les deux équipes se rendaient coup pour coup, ce sont Smith et Reinhardt qui faisaient définitivement basculer le succès dans le camp des Renards qui restent donc invaincus avec 13 succès d’affilée en comptant les matches de préparation.