charleroi 80 74 liège Un superbe Marnegrave et trois actions décisives de Radenovic auront finalement fait pencher la balance dans le camp carolo

Considérablement diminués par le forfait de John Fields qui les laissait sans véritable point de fixation intérieur, c’est avec beaucoup de cran à défaut de moyens que les Liégeois ont tenu la dragée haute au Spirou pendant plus de trente-huit minutes avant de s’incliner sur trois actions décisives d’un Radenovic fort discret jusque là.

S’ils étaient loin de recueillir les faveurs du pronostic, ce n’est pas en victimes consentantes que les Principautaires abordaient cette rencontre. Très vite, Sweetney propulsait les siens à 4-10 d’un 2/2 au-delà des 6m75 avant que Pennink, d’un 4/5 autoritaire ne prenne le relais toujours au-delà de la ligne.

Comme mercredi face à Nanterre, l’opposition de style était flagrante entre des visiteurs pilonnant à distance (6/10 à 3pts) après 10 minutes et des Carolos (sans Libert touché au mollet) qui cherchaient bien sûr la faille à l’intérieur. Comme mercredi également, c’est un excellent Marnegrave (31 pts au total à 11/16) qui permettait à des Spirou sans doute un peu trop laxistes en défense de rester dans la partie.

De quoi faire réagir Fulvio Bastianini qui retirait un moment ses américains pour lancer Fusek. Était-ce lié à la présence du gentil géant, mais Charleroi passait alors un 11-0. Encore une fois, betFIRST Liège ne lâchait rien pour égaliser à 37-37 au repos.

Les visiteurs filaient à 40-45 dès la reprise avant qu’un Simpson rageur ne les porte même à 49-58 (26e). Il était vraiment temps pour les Carolos de resserrer leur défense, ce qui leur permettait de rappliquer à 61-63 à l’issue du troisième acte toujours sous la conduite d’un Marnegrave omniprésent.

Dans le dernier quart-temps, le suspense restait entier jusqu’à 72-74 (39e) avant qu’intelligemment Radenovic n’use de son avantage de taille pour sauver in extremis des Spirou qui avaient bien failli trébucher dans ce match piège par excellence.


Deux sur deux au Forum alostois

Menés pendant 38 minutes, les Bruxellois ont réussi à arracher leur second succès à l’extérieur

Serge Crevecœur et ses joueurs n’avaient plus gagné en déplacement depuis le 1er octobre dernier. C’était en ouverture du championnat sur le terrain… d’Alost. Après une entame de match assez catastrophique, tout laissait pourtant à croire que les Bruxellois se dirigeaient vers leur 9e revers consécutif hors de ses installations.

Les visiteurs coinçaient complètement face à une défense très agressive. De l’autre côté du terrain, le trio Tofi, Troisfontaines, El Khounchar se montrait redoutable à la finition pour prendre directement les devants (10e : 28-14).

Les montées au jeu de Bray et Lichodzijewski apportaient de meilleures solutions offensives et évitait que l’écart ne grandisse encore. Mais les quelques éclairs bruxellois étaient jusque-là trop rares pour peser dans la balance face à Tofi et Taylor qui combinaient 24 unités après vingt minutes. Juste avant le repos, un sursaut d’orgueil amorcé par Dowe et Ubel redonnait espoir aux hommes de Serge Crevecœur avant d’entamer la 2e période (50-42).

Totalement relancés mentalement, les joueurs de la capitale remontaient sur le terrain avec beaucoup plus de concentration. Avec une grosse agressivité dans la raquette adverse, le Brussels refaisait rapidement une partie de son retard (29e : 58-56). En face, les Okapis étaient contraints par l’excellente défense bruxelloise de prendre de nombreux tirs forcés et clôturaient le 3e acte avec seulement 10 points de plus qu’à la pause.

Alost continuait de faire la course en tête jusqu’à ce que Bray mette les siens pour la première fois aux commandes sur un triple libérateur (38e : 78-81). L’avantage était confirmé sur l’action suivante puis même augmenté sur lancers-francs dans la dernière minute. C’est avec les tripes que le Brussels aura donc été chercher cette victoire importante dans la course aux playoffs.