Il a manqué du réalisme au Brussels pour vaincre Chalon en Europe Cup.

Soulagement d’un côté, regret et frustration de l’autre. Pour sa première sortie européenne, le Brussels a soutenu la comparaison avec Chalon-sur-Saône, l’équipe qui termina troisième du dernier Final Four de la même Coupe d’Europe en 2015-16.

Déçu par le comportement de ses troupes sur la scène française ("Je me demande s’il ne faut pas faire entrer un spectateur sur le terrain pour prendre un tir", avait-il confié à la presse bourguignonne), le coach Jean-Denys Choulet a vu son équipe montrer un autre visage dans la capitale belge.

Transfigurée, elle est passée aux trois points de 1/18 en championnat (face à Nancy) à un 7/21 ce mercredi. Même avec quatre fautes, le meneur Roberson (11 points en six minutes) enfoncera les clous du cercueil bruxellois en toute fin de rencontre. De quoi nourrir des regrets dans le clan présidentiel.

"Oui, on n’a pas à rougir de la défaite. Oui, on a fait jeu égal mais au final, Cholet l’emporte", souligne André De Kandelaer. Son équipe a manqué d’expérience mais aussi de justesse dans le money-time.

"À 1:30 de la fin, on est à deux points. Et là, la différence est criante. Vous avez Cholet qui joue impeccablement chaque possession et nous qui galvaudons nos possibilités. Notre chance était passée."

Lui qui compte, entre autres affiliés, Tomas Van den Spiegel (président de l’Uleb) et Arthur Goethals (président de l’Euromillions Basket League), le président bruxellois tient à la réputation de son club.

"En Belgique, le Brussels est un club respectable et respecté. C’est pour ça qu’une victoire mercredi sur la scène européenne aurait encore donné une meilleure image."

Conscient du désintérêt du public pour les joutes européennes (et ce n’est pas un problème bruxellois), André De Kandelaer savait que Neder ne ferait jamais le plein en semaine, ceci avec les infrastructures que l’on connaît. Son club ayant reçu une dérogation de la Fiba pour disputer l’Europe Cup dans une salle non conforme, nul doute que le président saura de quoi parler à l’échevin des Sports Courtois, qui fera le déplacement à Lisbonne le 23 novembre prochain…


Les temps sont durs…

De 20 à 30€ pour assister à trois rencontres de la Fiba Europe Cup. Le mini-abonnement pour les premiers pas du Brussels sur la scène européenne était plutôt du genre démocratique et alléchant. Le club n’en a écoulé qu’un peu plus de 100 (contre 300 abonnés en championnat). Comme les caméras de la télé régionale étaient orientées du côté où il n’y a pas de tribune, l’impression de jouer face à une faible chambrée fut confirmée. 

Même si le kop bruxellois a rempli sa mission à merveille (en charriant et provoquant gentiment le géant Fall), le club aurait mérité un autre succès populaire. Il se consolera avec les bons chiffres de la chaîne You Tube où il a été plus regardé que Mons et Anvers (mais moins que Limburg). Très présent sur les médias sociaux, le Brussels continue d’innover puisqu’il a également créé sa propre marque (OneTeamBrussels#) qui propose de nombreux articles au supporter lambda.