C’est parce qu’Anvers a pris les Bruxellois au sérieux que sa domination a été à ce point totale vendredi (64-96). Peu homogène et ne donnant pas l’envie de se rebeller, l’équipe de la capitale n’a pas été en mesure de rivaliser et a été prise à la gorge d’entrée. " Je souhaite de l’impact dès les premières secondes. On a été agressif, on a forcé des interceptions et on a bien coupé les lignes de passes", constatait Christophe Beghin . Après, on a pu courir et obtenir des paniers faciles. Je trouve qu’on a produit un très bon basket pendant 35 minutes. Notre avance n’excuse pas nos cinq dernières minutes mais c’est le basket."

Hazard bien tenu, sa distribution asphyxiée et son secteur intérieur qui a rivalisé au rebond sans se montrer décisif, le Brussels n’a pas eu de pilier sur lequel s’appuyer. Sa défense reste bien trop friable. Le coach Hanavan ne pouvait qu’abonder aux propos de son collègue. "Si vous voulez jouer dur, avec de l’intensité et de l’esprit d’équipe, il faut regarder Anvers qui a produit un basket très appliqué." Outre les moyens physiques, le coach bruxellois pointe l’aspect mental. "On doit montrer plus dans l’attitude. On n’y croit pas quand on est sur le terrain. Mes jeunes qui sont montés en fin de match ont essayé. C’est l’attitude que je veux voir."

En place depuis un peu plus an, Nikkel Kebsi se montrait philosophe quant à la dérouillée reçue : "C’est fort, ça va vite et il y a beaucoup plus de budget aussi en face." Le statut de plus mauvaise défense de l’élite, les changements intempestifs encours de match ou le manque de fondamentaux collectifs ne mettent pas la place de Hanavan en question. Le manager général prône la patience : "Vous savez depuis un peu plus d’un an, je pourrais écrire un livre. Il a fallu trouver 300.000€ en plein Covid pour assurer la survie du club. Les joueurs sont nouveaux, le coach est Rookie, les assistants sont Rookies et moi aussi je suis un Rookie. J’ai plus appris en un an que lors de mes trois dernières années de management. On a cette chouette exposition au Palais 12 mais on a eu des tuiles. Les deux dernières en date, c’est le forfait de Stéphane Moris, très important dans notre équipe et William Robeyns qui a été malade et n’avait qu’un entraînement dans les jambes", résume le GM.