Les Belgian Cats doivent au minimum atteindre le top 6, mais ambitionnent plus que cela. Reste que les circonstances sont loin d'être idéales avant d'entamer le tournoi. "Mais combien de fois cette saison, on pensait que cela allait se dérouler de telle manière et qu'au final cela s'est déroulé complètement différemment". Julie Allemand se voulait philosophe avant d'aborder le rendez-vous européen. La meneuse liégeoise, 25 ans le 7 juillet, fait référence à une préparation perturbée, à un dernier match contre la Grèce annulé pour une alerte covid et au forfait de dernière minute de Jana Raman (pouce cassé).

"Notre objectif premier reste une qualification pour une place au championnat du monde (NdlR: top 6 pour obtenir un ticket pour les tournois qualificatifs), après on va s'en rajouter d'autres évidemment, comme terminer premier de la poule pour avoir un jour off supplémentaire et aller chercher une médaille", a expliqué Julie Allemand qui retournera à Lyon après une saison passée à Montpellier. "On ne doit plus avoir peur, on ne peut plus. Je pense qu'en 2019 (NdlR: 5e de l'Euro à Belgrade), on était trop vite satisfaites et on ne réalisait pas encore à quel point nous pouvions être fortes. Et on a continué à grandir, chacune individuellement, mais aussi comme groupe." Reste que la préparation a été compliquée par un retour tardif en raison des obligations en clubs pour Kim Mestdagh (Schio) et Julie Allemand, arrêtées en préparation qui plus est, l'une par une injection de vaccin et l'autre par une frayeur au pied, alors que le dernier match contre la Grèce samedi à Courtrai a été annulé en dernière minute.

"Tout avait été fait pour que l'on soit prête pour l'événement et le premier match. La préparation sur papier était intéressante. Mais ça ne s'est pas passé comme prévu. Cela met de la pression en plus. J'aurais évidemment aimé jouer plus avec Kim (Mestdagh) et Emma (Meesseman), avec tout le groupe aussi. On avait, pour moi, réellement besoin de ce dernier test contre la Grèce, pour, toutes, se rassurer. Du coup, on part un peu dans l'inconnue, parce que c'est pareil pour les autres équipes. Difficile d'estimer réellement où elles en sont. Cela va être encore plus particulier que les autres années. A nous de rester dans notre bulle, concentrées sur notre équipe, nos besoins et ne pas faire attention aux autres. Ce sera l'un des clés. Je pense qu'il y aura beaucoup de surprises dans cet Euro, à nous d'en créer une, mais il va falloir se serrer les coudes encore plus", a estimé encore Julie Allemand qui a progressé notamment l'été dernier en WNBA où, avec Indiana Fever, la joueuse belge est restée dans une bulle plus de deux mois et demi en raison de la crise sanitaire. Là aussi une expérience qu'elle souhaite prendre avec elle pour ce championnat d'Europe.