Chaque équipe évoluera de nouveau dans ses installations habituelles, à l'exception de Toronto. La franchise canadienne a émigré à Tampa en Floride pour ne pas devoir franchir les frontière et devoir subir les quarantaines que cela implique. Bien entendu ce lancement de la nouvelle saison s'accompagne d'un strict protocole sanitaire pour prévenir le Covid-19 qui avait fait interrompre le 11 mars le précédent championnat, lequel n'avait pu reprendre qu'en août pour s'achever le 11 octobre. Lundi lors d'une conférence téléphonique, Adam Silver, le patron de la NBA, n'a pas écarté, la possibilité de recréer une "bulle" au cas où la pandémie devait de nouveau se manifester parmi les joueurs. "Nous sommes convaincus que nous pouvons la (saison) mener à son terme. Si nous ne l'avions pas été, nous ne l'aurions pas lancée", a expliqué le commissaire de la NBA. "Cependant, nous savons qu'il y aura des obstacles en cours de route. C'est pourquoi nous n'avons publié que le calendrier de la première moitié de saison (jusqu'au 4 mars), car il est possible que nous devions reporter des matchs."

Sans se montrer très précis, Adam Silver a résumé la situation : "le point de vue actuel est que si nous nous trouvions dans une situation où nos protocoles ne fonctionnaient pas, ce qui signifie que non seulement nous aurions des cas de Covid mais que nous les verrions se répandre soit au sein des équipes ou même éventuellement à une autre équipe, cela nous amènerait à suspendre la saison. Je pense que nous sommes prêts pour les cas isolés. En fait, sur la base de ce que nous avons vu pendant la pré-saison, en regardant d'autres championnats opérant en dehors de la bulle, il semble malheureusement que c'est quelque chose d'inévitable. Mais nous sommes préparés à toutes les éventualités".

Parmi elles celle d'un retour à une sorte de "bulle", bien que la NBA espère que le vaccin contre le Covid-19 puisse permettre le retour du public dans les salles. Seules six équipes accueilleront un nombre très limité de spectateurs au début de la saison (Utah, Houston, La Nouvelle-Orléans, Orlando, Memphis, Toronto/Tampa). Les vingt-quatre autres joueront à huis clos.

"Mais tant que la vaccination n'aura pas été massivement effective, il est peu probable que nous retrouvions des salles pleines", a-t-il concédé, précisant que si le huis clos devait perdurer toute la saison, il en résulterait une baisse de 40% des revenus globaux de la NBA.

La NBA ne bénéficiera d'aucun passe-droit en ce qui concerne le vaccin. "Il est hors de question qu'on passe devant les autres. Nous attendrons notre tour pour l'accès au vaccin. J'espère que lorsque nous serons éligibles, les membres de la NBA voudront se faire vacciner." .