Vendredi, les Principautaires se sont inclinés pour la cinquième fois en autant sorties, un résultat qui n’est finalement pas plus catastrophique que celui du Spirou puisqu’obtenu en alignant exclusivement des joueurs belges !

Devant un Country-Hall qui était très loin de ressembler à une mortuaire, ce qui est déjà en soi un exploit dans les circonstances actuelles, ce sont les jeunes – la plupart étaient appelés à évoluer en R1 avant de devoir jouer les intérimaires au plus haut niveau en l’absence des quatre étrangers toujours interdits de jeu – qui ont répondu présents.

« On a perdu trop de ballons que pour pouvoir espérer quelque chose ce soir » analysait Sacha Massot. « En plus dans le second quart on a été en difficulté offensivement ce qui s’est répercuté immédiatement sur notre défense. On a alors donné trop de paniers faciles, de dunks. Mais ce que je veux retenir avant tout c’est la réaction de mes joueurs, les jeunes en particulier car mes « cadres » n’ont pas vraiment été à la fête. Trop d’hésitations au lieu de jouer l’esprit libre. Après le repos, on a essayé d’augmenter le rythme de la rencontre par des changements de défense et ça n’a pas mal marché mais on est tombé un peu court. Au final, compte tenu des circonstances, il y a beaucoup plus de positif que de négatif » concluait le coach liégeois.

C’est vrai qu’il ne semble pas manquer grand-chose à cette équipe qui depuis deux mois est pourtant trimbalée sur un « roller-coaster » émotionnel. Il est donc temps que les choses bougent, en bien ou en mal.

Si au plan purement financier, l’homologation du plan d’apurement des dettes présenté par le club liégeois semble l’avoir mis à l’abri pour quelques temps, il serait ahurissant que ce soient maintenant les fonctionnaires de la Région Wallonne qui, en refusant toujours des permis de travail aux renforts étrangers sur base de l’interprétation intégriste d’un arrêté ministériel, lui repoussent la tête sous l’eau et jouent ainsi l’avenir d’un club qui recense également des dizaines de jeunes joueurs.

La parole est au gouvernement wallon désormais qui jeudi aura à statuer sur les zones d’ombre laissée par son propre travail de réglementation… Ce que le gouvernement a fait, il peut non pas le défaire – ce que personne ne demande – mais au moins le parfaire pour prendre en compte certaines situations particulières auxquelles visiblement nul ne semblait avoir pensé jusque-là.

Aux politiques désormais d’agir plutôt que de promettre !